N'importe qui, sauf les Huskies et les Foreurs

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Les troupes de Gilles Bouchard et de Mario Durocher devraient en toute logique atteindre la finale de la coupe du Président.

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(SHERBROOKE) À l'approche des séries éliminatoires, le portrait se précise de plus en plus dans la LHJMQ. Douze équipes ont déjà obtenu la confirmation de leur présence à la valse du printemps. Quatre clubs se battent donc encore pour une place en séries. Qui sont les favoris? Qui sont les négligés? Et qui se trouve dans les hauteurs du classement, mais qui pourrait décevoir? Voici une liste des formations que toutes les organisations souhaitent éviter dès le premier tour. En prime, un tour d'horizon sur les espérances de différentes équipes du circuit Courteau, en route vers la coupe Memorial.

Les Huskies de Rouyn-Noranda

Rendons à César ce qui est à César. Les meneurs au classement actuel représentent LA menace numéro 1 en séries éliminatoires. Oubliez les Timo Meier, Francis Perron et compagnie. Une série se gagne d'abord et avant tout devant les filets. Et les Huskies possèdent le gardien de l'heure dans le circuit. Chase Marchand s'est incliné seulement sept fois en 34 sorties. Il présente la meilleure moyenne de buts alloués par match : 2,45. Puis comme si ce n'était pas suffisant, il compte sur le deuxième meilleur pointeur de la LHJMQ en Francis Perron pour remplir le but adverse. Il semble y avoir une énergie particulière au sein de la Meute. Pilotée par Gilles Bouchard, cette formation semble partie pour la gloire. Qui veut vraiment l'affronter dès le premier tour? Personne.

Les Foreurs de Val-d'Or

Il y a quelque chose de spécial dans l'eau abitibienne cette saison. Pour l'une des rares fois, les deux équipes de l'Abitibi dominent le circuit Courteau. Les Foreurs possèdent la meilleure offensive du circuit, animée par Julien Gauthier, Anthony Richard, Anthony Beauregard et Nicolas Aubé-Kubel. Ils sont gros, rapides et talentueux. Le seul hic? Leur défensive parfois poreuse. Si l'attaque remplit les arénas, la défensive gagne les championnats. Ce défaut n'a toutefois pas empêché le club de Mario Durocher de constituer la deuxième plus redoutable équipe de la LHJMQ jusqu'à ce jour. Une fiche de 44-12-2-1 qui fait peur, avouons-le.

Les Olympiques de Gatineau

Aussi bizarre que cela puisse paraître, l'équipe qui se mesurera aux Olympiques se réjouira. Parce qu'elle n'affrontera pas les Foreurs et les Huskies. Effectivement, la formation de Benoit Groulx se trouve dans un groupe différent : celui des équipes imposantes, mais pas imbattables. Les Olympiques ne possèdent pas la meilleure offensive, mais avec leurs 158 buts accordés en 61 parties, ils se situent au sommet du classement à ce chapitre. Menée par le gardien Mathieu Bellemare, cette défensive était déjà bonne avant même d'y ajouter Nicolas Meloche. C'est pour dire. Yan Pavel Laplante, Alex Dostie, Vitalii Abramov, Gabryel Paquin-Boudreau et Yakov Trenin demeurent tout de même redoutables devant le filet adverse et contribuent aux récents succès des Piques.

Les Cataractes de Shawinigan

Statistiquement parlant, les Cataractes occupent le deuxième rang du classement général puisqu'ils évoluent dans une division différente. Mais en réalité, Shawinigan forme la quatrième équipe la plus puissante de la LHJMQ. On savait déjà que les Cataractes constituaient une menace pour tous ses rivaux avec Anthony Beauvilier, Dennis Yan et Samuel Girard. Imaginez maintenant : on y a ajouté Dmytro Timashov, Danny Moynihan et le gardien Philippe Cadorette, l'un des meilleurs portiers d'âge junior au Québec, avant l'heure limite des transactions. Ils seront décidément à surveiller, mais sauront-ils battre les Olympiques, les Foreurs ou les Huskies le moment venu? J'en doute. Du moins, les équipes de bas de classement préfèreraient certainement jouer contre une autre équipe que les Cataractes au premier tour.

Et les autres...

Les Sea Dogs de Saint John, les Wildcats de Moncton et les Screaming Eagles du Cap-Breton représentent bien entendu de bonnes équipes. Mais si l'on donne le choix à l'Armada de Blainville-Boisbriand, au Phoenix de Sherbrooke, au Titan d'Acadie-Bathurst ou encore aux Voltigeurs de Drummondville et aux Remparts de Québec, ils aimeraient bien mieux sauter sur la même glace que ces trois premières équipes plutôt que d'avoir le défi de battre les quatre puissances de la LHJMQ mentionnées plus haut. D'ailleurs, en ce moment, le Phoenix ne se trouve qu'à un seul et maigre point du Titan et des Voltigeurs. Il a donc encore la possibilité d'affronter les Sea Dogs plutôt que les Cataractes, tel que proposé par le scénario actuel si la saison se terminait aujourd'hui. Chaque point compte. Mais les chances que les Sherbrookois rencontrent l'une des quatre puissances de la LHJMQ sont fortes. Et d'ailleurs, si elles avaient le choix, je suis persuadé que ces quatre meilleures équipes aimeraient bien mieux affronter un autre club que le Phoenix, qui sur papier devrait être bien meilleur que ce qu'il a démontré. Est-ce une question de temps avant que le Phoenix joue à la hauteur de son talent? Il lui reste huit matchs pour le prouver d'ici les séries.

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