Pied de nez à la morosité

Le Sherbrookois Nicolas Beauchemin a allongé sa liste... (Photo fournie)

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Le Sherbrookois Nicolas Beauchemin a allongé sa liste de trophées capturés au centre-ville de Sherbrooke, à la jonction des rivières Magog et Saint-François. Cette truite arc-en-ciel de 60 cm comblerait bien des pêcheurs.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Cet hiver, qui n'en est pas un, devient morose avec la météo changeante qui bousille la plupart des activités extérieures.

Malgré cela, beau temps mauvais temps, la pêche d'hiver est bonne au centre-ville de Sherbrooke. Pas besoin de se soucier de l'épaisseur de glace, on la pratique en ayant les deux pieds sur un rail de métal.

C'est effectivement perché sur l'un des sentiers de marche longeant la rivière Magog et la rue des Abénaquis que Nicolas Beauchemin a récemment ferré une truite que l'on croirait sortie de la mer intérieure qu'est le lac Ontario plutôt que d'un cours d'eau sherbrookois.

« Une truite arc-en-ciel de 60 cm, c'est un bon bonus pour quelques heures de pêche à deux pas de la maison. C'est mon record personnel pour cette espèce, comme cela avait été le cas auparavant pour la grise, le doré et le maskinongé. D'une fois à l'autre, je n'en reviens tout simplement pas », jubile le Sherbrookois, qui a passablement de pêche dans le corps puisqu'il a déjà été employé et guide en pourvoirie.

Nicolas Beauchemin est celui que vous aviez vu dans cette chronique, en mars 2013, exhibant un doré de 7,2 kg (16 lb) capturés au même endroit, à deux pas de la scène de la Place Nikitotek. Il forme avec son ami Philippe Monette un tandem de redoutables pêcheurs.

Les deux ont d'ailleurs été complices pour cette capture puisqu'il aurait été hasardeux d'essayer de ramener en hauteur un poisson de cette taille.

« Les plus petits, nous les hissons sans problème. Une belle truite comme celle-là, nous ne prenons pas de chance. Quand l'un de nous est engagé dans la bataille, l'autre descend près du rivage et prend la ligne pour finir le travail », décrit M. Beauchemin.

La pluie quasi ininterrompue de mercredi a gonflé les cours d'eau. La rivière Magog a pris du tonus.

« D'ici deux ou trois jours, même par fort débit, ça va être bon. T'ajustes simplement ton leurre et ta technique de pêche », explique le jeune homme ne cherchant en rien à préserver le secret de sa réussite.

Nicolas Beauchemin utilise la technique de jig avec des leurres assez lourds imitant des éperlans.

« Ce n'est pas tout d'avoir le bon leurre, tout est dans la façon de l'actionner pour le rendre crédible. C'est le bout qui vient avec la pratique et l'expérience ».

Depuis que ses exploits ont été publicisés, M. Beauchemin voit évidemment plus de pêcheurs autour de lui au centre-ville.

« Quant à moi, ça demeure un potentiel inexploité. Il y a de quoi ici faire parler de Sherbrooke dans tout le Québec. Il y aurait sûrement moyen d'obtenir de meilleures retombées touristiques de la pêche, en été comme en hiver ».

D'ici à ce que des efforts en ce sens soient déployés, Nicolas Beauchemin suggère minimalement de laisser quelques poubelles dans ce secteur que les pêcheurs fréquentent à longueur d'année. Rappelons par ailleurs que la saison de pêche hivernale prendra fin le 31 mars.

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