Le club des gars de bois

Les étudiants membres du club de chasse, pêche... (La Tribune, Luc Larochelle)

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Les étudiants membres du club de chasse, pêche et piégeage du Collège du Mont-Sainte-Anne sont assidus aux activités. Sur la photo, Loïc Bastien, Émile Boulet, Jérôme Cantin, Jérémy Dumont, Marc-Antoine Campagna, Jérôme Létourneau, Maxime Guilbault, Charles-André Garneau reçoivent les consignes de leur moniteur Alexandre Martin avant une sortie de trappage.

La Tribune, Luc Larochelle

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Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Les heures de classe sont adaptées pour les hockeyeurs à l'esprit compétitif et l'école jongle avec les horaires pour accommoder les athlètes des autres sports enrichis. Au Collège du Mont-Sainte-Anne de Sherbrooke, même le club de chasse, pêche et piégeage a son calendrier adapté.

Une journée, on prépare l'équipement en prévision de la prochaine excursion de pêche blanche. Quelques jours plus tard a lieu l'atelier de pêche à la mouche.

La forêt se trouvant derrière l'école sert de laboratoire pour l'observation des chevreuils et l'on y installe des pièges pour capturer des animaux à fourrure sous la supervision de trappeurs professionnels.

« Il y a des gars pour qui c'est vraiment une passion. Ça les allume, ça les accroche, ils en mangent. C'est une énergie très positive dans leur cheminement scolaire. Je fais beaucoup de liens avec mon enseignement en classe parce qu'à vivre en ville, on a tendance à être déconnectés, à oublier que tout passe par la nature pour se nourrir et respirer. Ça devient beaucoup plus concret pour eux », explique Marc St-Laurent.

Professeur de sciences et d'écologie, M. St-Laurent forme avec Alexandre Martin, un membre de la direction, le duo de moniteurs du club des gars de bois que fréquentent assidûment 24 élèves.

« Même si j'habite en banlieue de Montréal, nous sommes vraiment une famille de chasseurs. C'est ma première année dans le club et c'est vraiment le fun. C'est une opportunité de passer du temps en forêt en dehors de la saison de chasse » s'enthousiasme Loïc Bastien, un pensionnaire âgé de 13 ans qui réside à Chambly.

« Moi, je suis très curieux. Dans la vie, j'aime comprendre les choses. C'est la première fois que je chasse et que je trappe. Je m'intéressais à voir comment mes oncles faisaient; et là, j'aurai peut-être la chance de les accompagner. Mes parents sont d'accord à ce que j'apprenne », renchérit Jérémy Dumont, qui habite Sherbrooke.

Un apprentissage sans prétention, axé sur le plaisir et l'engagement.

« Nous partageons notre vécu et nos connaissances sans nécessairement que ce soit dans une relation de maître-élève. Certains étudiants ont plus d'expérience que moi dans le trappage, alors ils transmettent leur savoir aux autres. La progression se vit en groupe et grâce à l'implication de chacun », se réjouit Alexandre Martin.

L'inventaire de matériel dans le local du club est impressionnant. Il n'a rien à envier aux autres sports scolaires. De l'équipement obtenu au rabais auprès de commanditaires privés et acheté avec le soutien du ministère de la Faune, de la Forêt et des Parcs.

« Nous en sommes à notre 3e année et la popularité de club est croissante. Les élèves savent qu'ils ne doivent pas négliger leurs travaux académiques, une condition essentielle à leur participation à nos activités. Ça développe un fort sentiment d'appartenance à l'école, car les jeunes réalisent à quel point nous jouissons d'un environnement exceptionnel pour cultiver cette passion », poursuit M. Martin.

Les jeunes que j'ai croisés au club cette semaine avaient des étincelles dans les yeux même s'ils savent qu'on n'obtient pas de succès à pêcher, chasser ou piéger sans patience et sans persévérance.

C'est vrai dans le grand livre de la nature comme dans les manuels scolaires!

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