UdeS : les auxiliaires de recherche et d'enseignement font pression

Les auxiliaires de recherche et d'enseignement se feront... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Les auxiliaires de recherche et d'enseignement se feront visibles à l'Université de Sherbrooke, la semaine prochaine, afin d'accentuer la pression dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Les auxiliaires de recherche et d'enseignement se feront visibles à l'Université de Sherbrooke, la semaine prochaine, afin d'accentuer la pression dans le cadre du renouvellement de leur convention collective. Le Syndicat des auxiliaires de recherche et d'enseignement de l'UdeS (SAREUS) souhaite maintenant l'intervention d'un conciliateur. Le SAREUS s'inquiète d'une baisse de 26 000 heures de travail attribuées aux membres du SAREUS dans les trois dernières années, et plus particulièrement du recours par l'institution à des ressources externes.

« On a terminé notre septième rencontre de négociation avec l'employeur. Tous les enjeux ont été abordés (...) Là où ça coince, c'est qu'il y a des heures que les auxiliaires de recherche devraient faire qui sont attribuées à l'extérieur », commente Florence Darveau-Routhier, déléguée syndicale du SAREUS et membre du comité de négociation.

L'UdeS utilise notamment les services d'« étudiants de l'extérieur » et de retraités pour des tâches de correction et de surveillance. « C'est un vide syndical sur le campus », déplore la déléguée syndicale du SAREUS.

Cette façon de faire est en place depuis plusieurs années à l'École de gestion, la faculté de médecine et des sciences de la santé, et à la faculté de droit. « Ce qu'on nous dit, c'est que c'est une pratique qui est institutionnalisée », commente-t-elle.

Le vice-recteur aux ressources humaines de l'UdeS Jean Goulet attribue plutôt cette diminution importante aux compressions budgétaires qu'a connues l'UdeS.

Il note également que le recours à ces ressources est une pratique en place depuis plusieurs années dans ces facultés. Elles auraient toutefois un impact minime sur les heures de travail attribuées aux membres du SAREUS.

« C'est une diminution qui a touché tout le monde. Il y a eu un gel d'embauche des professeurs, tout le monde a perdu des heures... Il n'y a pas eu de baisse particulière au SAREUS, il n'a pas été ciblé plus qu'un autre », indique-t-il.

Cette explication a été transmise au SAREUS.

Des activités de mobilisation auront lieu sur le campus; une assemblée générale est prévue ce jeudi. Il n'est cependant pas encore question de grève. « L'idée, c'est de protéger les emplois, s'assurer que les emplois ne s'en vont pas ailleurs. »

Le SAREUS représente jusqu'à 1500 membres, en fonction des contrats attribués. L'instance syndicale représente entre autres des chargés de laboratoire, des correcteurs et des surveillants.

Le SAREUS soutient également qu'en dépit des offres salariales sur la table, des employés de cinq catégories d'emploi ne parviendront pas à atteindre les 15 $ de l'heure en 2019. On pense entre autres aux commis à la remise des travaux, à des surveillants et des préposés aux tests d'admission.

« Dans le réseau universitaire, le 15 $ de l'heure pour 2019 est en train de s'acquérir un peu partout. C'est une priorité d'atteindre ça pour tous les types d'emploi. »

L'UdeS offre 2,5 % pour la première année, 1,25 % pour la deuxième et 1 % pour la troisième; les pourcentages des deux dernières années, accordées selon la politique salariale gouvernementale (PSG) ne sont pas connues. Soulignant qu'il ne voulait pas négocier sur la place publique, M. Goulet indique toutefois que les offres sont les mêmes que celles faites aux autres syndicats et qu'elles sont liées à la PSG. « Il (le SAREUS) ne nous a jamais fait de contre-proposition à l'offre salariale », note-t-il toutefois.

La convention collective du SAREUS est échue depuis mars dernier.

Du côté des employés de soutien, une première rencontre avec un conciliateur est prévue le 22 septembre. Une offre globale avait été déposée par le Syndicat des employées et employés de soutien de l'UdeS (SEESUS). Une assemblée générale du SEESUS est prévue le 26 septembre.

Il a été impossible de parler à un représentant du SEESUS mardi.




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