« Trop tard pour partir »

Des travailleurs placardent l'entrée de la boîte de... (AFP)

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Des travailleurs placardent l'entrée de la boîte de nuit Mango's, à Miami Beach.  La police passait vendredi dans les zones menacées avec des haut-parleurs pour tenter de convaincre les résidents réticents d'évacuer.

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(Sherbrooke) Originaire de Sherbrooke, Francis Picard est à même de constater l'hystérie qui a enveloppé la Floride depuis que l'État américain est menacé par l'ouragan géant Irma.

M. Picard, qui y vit depuis 1995 avec sa famille, est un employé de la chaîne Walmart à Orlando. Il sent la peur qui s'est installée dans la population depuis quelques jours.

« Le magasin Walmart est ouvert 364 jours par année, Il ne ferme qu'à Noël. Demain (samedi), il va fermer à 16 h. C'est donc dire que l'ouragan fait peur », lance-t-il.

« Les gens font la file pendant des heures devant tous les commerces. Il manque d'eau, de batterie et d'essence. »

L'ouragan Irma devrait commencer à frapper le sud de la Floride samedi avant-midi. Il a perdu un peu de sa vigueur vendredi, devenant un ouragan de catégorie 4. Francis Picard prévoit que l'ouragan sera rendu à la catégorie 3 lorsqu'il aura atteint la région d'Orlando, au milieu de l'état floridien. « Mais c'est le pire des scénarios, déplore-t-il. L'ouragan passerait à l'ouest et c'est là qu'il y a les plus forts vents. Nous espérons que le scénario va changer. Il a changé souvent au cours des derniers jours. »

« Avec mes trois garçons, nous avons tout entré pour que rien ne parte au vent. Il y a trois vélos dans la cuisine présentement... Il ne faut pas que quelque chose vienne fracasser une fenêtre. Sinon, le vent entre et peut faire des dégâts incroyables dans la maison. »

Sa conjointe Sabrina est infirmière. Elle sera réquisitionnée à partir de samedi et ne pourra quitter l'hôpital durant la tempête, ajoute-t-il au bout du fil.

La famille a pensé quitter la région vers le nord pour fuir Irma. « J'ai cherché un hôtel sur internet et il n'y avait rien de disponible avant Atlanta. C'est à huit heures de route d'ici! » explique-t-il.

« Ça n'avance pas sur les autoroutes. Tout le monde veut partir. Nous allons rester ici et subir la tempête. Il est trop tard pour partir. Si nous avions été à Miami, nous serions partis de là. C'est trop dangereux. »

Francis Picard se souvient de Katrina. La panique n'était pas à ce point élevée. « Ce qui se passe ici, c'est triste. »




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