28 % moins d'entreprises agricoles à Sherbrooke

Nicole Bergeron, présidente du comité consultatif agricole, Martin... (Spectre Média, André Vuillemin)

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Nicole Bergeron, présidente du comité consultatif agricole, Martin Paré, conseiller en développement bioalimentaire régional au MAPAQ, et Lyne Dansereau, urbaniste-coordonnatrice à la Ville de Sherbrooke, ont livré un portrait des activités agricoles à Sherbrooke.

Spectre Média, André Vuillemin

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(Sherbrooke) Le nombre d'entreprises agricoles a chuté de 28 % à Sherbrooke entre 1993 et 2015, ce qui représente presque le triple des baisses connues en Estrie. On note toutefois un fort potentiel pour la relève, pour laquelle l'âge moyen se situe à 33 ans. Ces constats émanent de la démarche pour doter Sherbrooke d'un plan de développement de la zone agricole (PDZA), à l'approche d'un forum prévu sur le sujet le 28 septembre.

La conseillère Nicole Bergeron, également présidente du comité consultatif agricole, faisait état du portrait du territoire agricole dégagé à ce jour dans la démarche en cours. « L'adoption du PDZA est prévue en mars 2018. Il donnera un portrait de la région et permettra d'établir les enjeux et la vision en concertation avec les acteurs du milieu. »

Il a été permis d'établir que 37 % du territoire sherbrookois se trouve en zone agricole, alors que le couvert forestier occupe 50 % du territoire. Les terres en friche représentent 7 % de la superficie sherbrookoise.

Si on compte 71 producteurs agricoles actifs sur le territoire, une trentaine de fermes génèrent des revenus de plus de 50 000 $ alors qu'une proportion semblable compte sur des revenus situés entre 5000 et 50 000 $. La production laitière est la principale source de revenus des agriculteurs, alors que la production végétale est dominée par les céréales et les protéagineux. La culture de fruits a pour sa part connu une augmentation de 282 % entre 2010 et 2015 tandis que les cultures de légumes sont peu présentes.

À 48,3 ans en moyenne, les agriculteurs sherbrookois sont les plus jeunes en région.

« Il y a des opportunités qui peuvent se développer du fait que nous avons un bon volume de population et beaucoup de restaurants. Il y a des occasions en matière de transformation. Nous avons perdu des entreprises agricoles, mais nous voyons poindre une relève qui a envie de contribuer à l'essor de cette zone-là. Ils ont envie de le faire d'une façon différente, pas nécessairement avec les mêmes méthodes ou les mêmes produits, pas nécessairement à aussi grande échelle. Une tendance se dégage pour l'achat local. Il y a beaucoup d'espoir, mais il faut voir comment on peut faire mieux », résume Nicole Bergeron.

Martin Paré, conseiller en développement bioalimentaire régional au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, a souligné que le milieu agricole, c'est aussi des panoramas, des événements gourmands et des marchés publics en région.

Lyne Dansereau, urbaniste-coordonnatrice à la Ville de Sherbrooke, a relevé que la production biologique est marginale à Sherbrooke. « La Ville de Sherbrooke est active en matière de transformation des aliments. Nous comptions 28 entreprises en transformation agroalimentaires en 2012, ce qui générait 485 emplois. » S'ajoutent 235 commerces de détail alimentaires et 513 établissements de restauration en 2013.

Mme Dansereau souligne la bonne qualité des sols à Sherbrooke et le potentiel pour la production de sirop d'érable.

Le forum du 28 septembre se tiendra à la Halte des pèlerins. Les acteurs du milieu pourront réfléchir à la vision et aux pistes d'action pour l'avenir de la zone et des activités agricoles.




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