Appel à l'assouplissement des règles pour l'usage des drones

Un entrepreneur sherbrookois compte interpeller les élus réunis en séance du... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

Un entrepreneur sherbrookois compte interpeller les élus réunis en séance du conseil mardi à propos de la réglementation entourant l'usage des drones sur le territoire de la Ville, qu'il juge « injuste et disproportionnée ».

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William Levasseur

Photo tirée de Facebook

William Levasseur est propriétaire de l'entreprise Pixel Nord qui oeuvre dans le domaine de la photographie et de la vidéo. Son entreprise utilise un drone afin de faire de la photographie et de la vidéo aériennes. Il détient un certificat d'opérations aériennes spécialisées (COAS), fourni par Transports Canada, ainsi que les assurances nécessaires à l'utilisation d'un drone pour des activités commerciales.

« Mais depuis le mois de juin, la Ville a adopté une résolution interdisant toute utilisation de drone dans les parcs municipaux et sur les autres terrains propriétés de la Ville, à moins d'exceptions telles que si le drone est utilisé dans le cadre d'un événement organisé par un organisme à but non lucratif », explique M. Levasseur.

« Depuis plusieurs années on demandait à la Ville lorsque nous avions besoin d'utiliser un parc pour décoller ou atterrir et on nous répondait oui, mais dorénavant c'est un non catégorique », dénonce l'entrepreneur.

Impasse

Cette situation complique la vie de M. Levasseur qui se retrouve dans une impasse lorsque vient le temps de faire décoller son drone.

« Prenons en exemple un contrat avec l'hôtel Times qui désire avoir des images de l'hôtel avec le lac et la ville. Dorénavant, je suis coincé parce que je ne peux pas survoler autour du lac puisque c'est un parc municipal. Et je ne peux pas décoller de la rue Belvédère parce que Transports Canada nous interdit de survoler des rues où il y a des véhicules ou des piétons », illustre M. Levasseur qui précise que l'utilisation de drones dans des lieux publics peut pourtant être faite de façon sécuritaire.

« Je suis tout à fait d'accord avec l'interdiction des drones à proximité des gens ou des jeux pour enfants par exemple. En plus, si l'engin est utilisé par un amateur qui peut être cowboy. Mais nous sommes capables, à titre d'opérateurs commerciaux, de nous mettre simplement au bord du parc, de sécuriser la zone le temps du décollage et de l'atterrissage et de rendre le tout sécuritaire. Nous sommes détenteurs d'un COAS pour lequel nous avons suivi 40 heures de formation. Nous devrions avoir le droit de travailler sur le territoire de la Ville en suivant des règles strictes, mais élaborées avec les gens de l'industrie. »

« Fin de non-recevoir »

La réglementation entourant l'utilisation de ces engins volants varie d'une ville à l'autre.

« À Magog, lorsque nous utilisons un terrain municipal, nous signons un document comme quoi nous sommes responsables en cas d'accident. Ça nous permet de travailler et ça enlève toute responsabilité à la Ville. À Sherbrooke, il y a simplement une fin de non-recevoir par rapport à notre problématique », affirme le Sherbrookois.

M. Levasseur sera donc présent au conseil municipal mardi afin d'inciter les élus à modifier la résolution adoptée au conseil du 19 juin.

« Je vais formuler une requête pour modifier le règlement afin que les opérateurs commerciaux, ayant un certificat COAS et des assurances, puissent opérer sur le territoire après en avoir fait la demande formelle à la Ville. C'est une technologie qui sera de plus en plus abordable et qui va être de plus en plus présente. La Ville doit revoir sa réglementation. »




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