Cannabis: quelques suggestions intéressantes

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La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, préside cette série de consultations publiques en compagnie du docteur Horacio Arruda, directeur national de la santé publique.

La Voix de l'Est, Janick Marois

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Des suggestions intéressantes sont parfois ressorties des discussions citoyennes, comme la proposition de créer une pièce d'identité donnant accès au marché légal de cannabis en ligne. Cette carte permettrait de valider l'âge du consommateur, souligne Pascal Bonin, nommé porte-parole de sa table de discussion. Il compare cette carte à un permis de conduire.

« C'est un secret de Polichinelle. C'est sûr qu'une fois légalisé, Internet va faire partie de l'équation, expose-t-il. Il faudrait se présenter dans un lieu pour se faire faire une carte avec un code pour s'assurer que les commandes de cannabis sur Internet soient livrées à des gens dont on connait le profil. »

Il propose également que la vente se fasse dans des boutiques spécialisées où les consommateurs pourront être bien conseillés et sensibilisés.

Des campagnes de sensibilisation sont aussi à prioriser, selon des participants, mais il faudra trouver la bonne façon de le faire.

Pour Pierre, il faut marteler les campagnes publicitaires sur les saines habitudes de vie afin que les Québécois ne sentent pas le besoin de consommer du cannabis.

Selon Sylvie, à la table voisine, « on a beaucoup tapé sur les effets négatifs, mais il y a des effets positifs. Il ne faut ni dramatiser ni banaliser. Il faut donner des informations juste pour que les gens puissent discerner la réalité. Souvent, si on dramatise ou banalise, on est à côté de la cible. »

Tous deux s'entendent pour dire que les profits réalisés par la vente de cannabis devraient être réinvestis, que ce soit pour améliorer les services de santé, ou pour la prévention et l'éducation.

Des craintes concernant la proximité des écoles ont également été soulevées. « Je pense qu'on a fait beaucoup de progrès dans le monde municipal, faudrait pas revenir en arrière en matière de saines habitudes de vie », a fait valoir M. Bonin.

Ce qu'ils ont dit

Véronique Lettre veut que des entreprises locales comme celles qu'elle opère, le café-bistro l'Atelier C à Magog, puissent confectionner et vendre des produits comestibles à base de cannabis. « Je souhaite que le gouvernement offre une place aux petits commerçants et qu'il démocratise l'accès à ce produit », a-t-elle réclamé. La propriétaire a consommé des produits comestibles à des fins thérapeutiques pour apaiser ses douleurs lorsqu'elle a combattu le cancer.

Elle souhaite à son tour pouvoir confectionner des produits et les vendre dans son commerce de Magog. « L'avantage des petits producteurs est qu'on peut offrir des produits personnalisés à nos clients », affirme Mme Lettre. En réponse aux questions de la ministre Lucie Charlebois, la restauratrice est d'avis que les commerçants devront se procurer le cannabis dans des points de vente autorisés où la substance est produite, que les commerçants qui en font des produits comestibles soient soumis à des critères stricts comme c'est le cas en ce moment pour les restaurateurs, notamment avec de l'étiquetage des produits, des règles de mise en marché restrictives et d'inspection alimentaire par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation

du Québec.

Non au cannabis dans les habitations locatives

La consommation de cannabis qui engendre des odeurs et de la fumée et la culture intérieure doivent être interdites dans les unités locatives, réclame le Regroupement des propriétaires d'habitations locatives. « C'est très inquiétant de penser que la fumée de cannabis serait légale à l'intérieur des immeubles, affirme Annie Lapointe, qui représentait le regroupement. Et la culture à l'intérieur peut provoquer des dommages. » La culture peut engendrer des problèmes d'humidité et les locataires peuvent modifier le système électrique. Le Regroupement craint également que si quatre plants sont permis par unité, la multiplication des petites productions se transforme en une grande production sur un même étage ou dans un immeuble.

Seule une autorisation du propriétaire de l'immeuble locatif pourrait permettre à un locataire de consommer du cannabis dans son immeuble, sinon il lui faudra consommer des produits dérivés qui n'entraînent aucune conséquence pour le voisinage. (Karine Blanchard)




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