Délices des Nations : un deuil pour la famille Elmir

Mohamed Elmir est absolument ravi que son magasin... (Spectre Média, René Marquis)

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Mohamed Elmir est absolument ravi que son magasin Délices des nations rouvre ses portes sous peu, même si bien des choses ont changé, notamment le fait qu'il n'en soit plus propriétaire mais seulement gestionnaire.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) « Nous avons connu un démarrage raté pour notre magasin à Granby et ça continué le saignement pour le magasin de Sherbrooke, même après qu'on eut fermé les portes à Granby. Quand on veut prendre de l'expansion en affaires, il y a toujours un risque. Mais vous savez, seul celui qui ne fait jamais rien ne commet aucune erreur », lance Mohamed Elmir, propriétaire depuis près de 40 ans de Délices des nations, cette épicerie internationale de la rue Belvédère Nord qui a déclaré faillite en juin dernier.

L'homme d'affaires n'a pas parlé aux médias depuis l'annonce de la fermeture de son commerce parce que lui et sa famille « étaient en deuil », avoue-t-il d'emblée. « Ma fierté, celle de mon épouse et celle de mes deux fils Zaher et Ibrahim en ont mangé tout un coup! »

« Délices des nations fonctionnait très bien à Sherbrooke : nous avons une clientèle fidèle, des bons employés... Mais même après la fermeture du magasin de Granby, nous avions des obligations de 10 000 à 12 000 $ par mois là-bas et notre fonds de roulement en a mangé un coup », souligne-t-il.

Mohamed Elmir a tout tenté pour trouver des solutions. Lorsqu'il s'est pointé chez le syndic pour trouver un arrangement avec ses créanciers, il avait même rédigé un solide plan de redressement. En vain. « Le syndic m'a dit que même si nous arrangions la situation à Sherbrooke, ça ne règlerait rien pour Granby. Alors il nous a conseillé la faillite. Avant ce moment, jamais, jamais je n'aurais imaginé faire faillite! » souligne-t-il.

Deux jours plus tard, le propriétaire remettait des cessations d'emploi à ses employés et s'est organisé pour que chaque dollar disponible serve à les payer jusqu'à la dernière heure travaillée.

L'histoire fort médiatisée du boulanger Nasser Koronfol a aussi attristé l'homme d'affaires originaire du Liban parce que « toute la vérité n'a pas été dite », spéficie Mohamed Elmir. Ce Français d'origine égyptienne possède un permis de travail fermé attaché spécifiquement au commerce, ce qui l'empêche de se trouver un emploi ailleurs.

L'épicerie Délices des Nations rouvrira finalement ses portes au cours du mois de septembre. Le commerce a trouvé un nouveau propriétaire pour financer la relance de ses activités. L'homme d'affaires et scientifique Maher Boulos s'est porté acquéreur du fonds de commerce de l'entreprise sherbrookoise qui avait été contrainte de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité à la fin juin.

« Nous sommes très contents, mais nous ne sommes plus propriétaires. Nous avons été engagés comme opérateurs. La comptabilité sera faite par un bureau de comptables. Bref, la situation a beaucoup changé. Mais nous sommes contents d'être là de nouveau pour pouvoir de nouveau desservir notre clientèle fidèle », se réjouissent Mohamed et son fils Zaher, rencontrés tous les deux à l'intérieur du commerce qui subit présentement une cure de rajeunissement.

« Nos meilleurs produits seront encore là, nous allons axer davantage sur les produits frais », assure-t-il.




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