40 ans de la loi 101 : encore des progrès à faire

En décembre dernier, la Société Nationale de l'Estrie... (Photo Spectre Média, Jessica Garneau)

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En décembre dernier, la Société Nationale de l'Estrie tenait une conférence sur la Loi 101 et ce qu'il en reste 40 ans après son adoption. Complétement à droite, on aperçoit Guillaume Rousseau, vice-président de la société.

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Crédit photo : Spectre média : Jessica GarneauJournaliste : Cut Simon Roberge
Simon Roberge
La Tribune

(SHERBROOKE) Quarante ans après la naissance de la loi 101 au Québec, il reste encore beaucoup de travail à faire selon Guillaume Rousseau, vice-président de la Société nationale de l'Estrie et professeur à la faculté de droit de l'Université de Sherbrooke.

« Dans les 10 premières années, il y a eu des progrès à peu près à tous les niveaux notamment sur le nombre de cadres francophone dans les entreprises, explique-t-il. Mais il y a eu plusieurs reculs au niveau juridique et des modifications à la loi à partir des années 1980 qui sont venues limiter l'impact de la loi 101. »

« Il y a eu des avancées, notamment en ce qui a trait aux écoles francophones dans les autres provinces canadiennes, mais tout n'est pas rose, exprime M. Rousseau qui travaille à l'écriture d'un livre sur le sujet. Et les progrès que nous avons faits sont des progrès fragiles. »

Un symposium pour en débattre

La 3e édition du Symposium Pierre Patenaude permettra d'ailleurs des échanges sur la présence du français en Amérique du Nord. Il aura lieu le 6 septembre à l'Agora de l'Université de Sherbrooke de 11 h 30 à 15 h 30. Les gens présents pourront débattre sur le 150e de la Confédération canadienne et sur les 40 premières années de la loi 101.

Pierre Patenaude, aujourd'hui à la retraite, a été l'un des premiers professeurs de droit à l'Université de Sherbrooke. Daniel Proulx, professeur de droit constitutionnel à l'Université de Sherbrooke, Éric Poirier, étudiant au doctorat et Daniel Turp, professeur à la faculté de droit de l'Université de Montréal, seront parmi les conférenciers.

« On va aborder autant la situation au Québec qu'ailleurs au Canada, souligne Guillaume Rousseau. Avec le dernier recensement, il y a des préoccupations concernant la présence du français au Québec et, évidemment, c'est encore plus vrai dans les autres provinces. »




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