Fortin et Bibeau modèrent leur enthousiasme

Les ministres Luc Fortin et Marie-Claude Bibeau ont formulé des réserves,... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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(Sherbrooke) Les ministres Luc Fortin et Marie-Claude Bibeau ont formulé des réserves, jeudi, à propos du projet de train reliant Montréal et Sherbrooke porté par l'homme d'affaires François Rebello. Si le premier souhaite des analyses approfondies des chiffres avancés par M. Rebello, la seconde attendra une mobilisation des villes de la région avant de porter le dossier.

« Au niveau du principe, je pense que c'est un projet intéressant qui mérite d'être analysé. C'est pour moi une priorité de rapprocher Sherbrooke de Montréal. C'est important pour notre développement économique. Je m'en fais beaucoup parler par les gens de mon équipe économique, également par différents investisseurs. Maintenant, on doit aller plus en profondeur dans le plan d'affaires qui nous est présenté », commente Luc Fortin, député de Sherbrooke et ministre responsable de l'Estrie.

« Moi aussi ça suscite quelques interrogations chez moi, notamment le nombre de passagers envisagé par jour. Près de 2000 passagers, je trouve que c'est beaucoup. Je veux voir avec le promoteur quelles sont vraiment les données à la base des chiffres qui ont été avancés. J'aurai l'occasion de le rencontrer très, très bientôt. Avant d'engager des fonds publics, nous devons avoir certaines assurances. Nous devons pousser davantage l'analyse, la réflexion. Sur le principe, d'avoir un mode de transport qui rapproche Sherbrooke de Montréal, on se doit de l'analyser, mais nous le ferons correctement dans le respect de la capacité de payer des Québécois », ajoute-t-il.

Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, rapporte quant à elle qu'elle travaillera avec les municipalités si elles souhaitent voir le projet aboutir. « Quand les municipalités viendront cogner à ma porte et me dire ensemble que c'est une priorité pour la région et qu'elles sont prêtes à investir, je porterai le dossier. Nous ne sommes pas rendus là pour le moment en ce qui me concerne. Je n'ai pas d'opinion sur le projet pour le moment. J'ai croisé M. Rebello mais je n'ai pas eu de rencontres sur le dossier. »

François Rebello espère obtenir des engagements pour le financement du train au plus tard à l'été 2018. « Ce n'est pas impossible, mais en même temps, nous avons notre propre échéancier. Quand on parle d'engager des fonds publics, il faut une analyse rigoureuse. C'est ce qui nous guidera, et non les échéanciers du promoteur. Je peux dire qu'il y a des discussions entre nous et le promoteur, entre moi et le promoteur, parce que je suis personnellement ce dossier avec beaucoup d'attention. S'il y a des annonces à faire éventuellement, nous les ferons, mais nous ne nous laisserons pas brusquer par qui que ce soit », indique Luc Fortin.

Obtenir des engagements financiers d'ici un an? « C'est très ambitieux », répond simplement Marie-Claude Bibeau.




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