ALÉNA : la ministre Joly demeure confiante

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, était... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, était présente à Orford mercredi pour participer à une rencontre entre ministres de la Culture et du Patrimoine provenant de tout le Canada. Le ministre et député de Sherbrooke, Luc Fortin, coprésidait cette rencontre au sommet.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) L'avenir de l'accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) n'a jamais paru aussi incertain, mais la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, semble toujours confiante que les négociations entreprises par les États-Unis, le Mexique et le Canada porteront leurs fruits.

Mardi, lors d'un discours présenté devant des partisans, le président des États-Unis a indiqué qu'il ne croyait pas que les trois pays liés par l'ALÉNA seront en mesure de s'entendre et qu'il songeait sérieusement à mettre fin à cet accord.

« Dans le contexte de négociations, il y a souvent des échanges d'informations, des sautes d'humeur et ça fait partie du processus, réagit Mélanie Joly, qui était de passage à Orford mercredi. La première ronde de négociation s'est terminée la semaine passée et la prochaine aura lieu au début septembre au Mexique. Nous, on a fait nos devoirs, on est prêts et on négocie. »

Mme Joly a également souligné que son gouvernement espère faire des gains sur des questions qui lui sont chères dans le cadre des négociations amorcées ces derniers jours.

« La ministre Chrystia Freeland a présenté des façons de rendre l'ALÉNA plus progressiste. Dans le contexte de la renégociation, on voulait s'assurer de mettre en vigueur des mesures sur l'environnement, parler des conditions d'emploi et préserver certains acquis qui sont importants pour nous comme la gestion de l'offre et l'exception culturelle », explique le ministre du Patrimoine canadien.

La question de « l'exception culturelle », qui réfère à la protection de la culture malgré la signature de partenariats commerciaux, a été abordée lors de la conférence à laquelle a participé Mélanie Joly à Orford. Cette rencontre a réuni les ministres de la Culture et du Patrimoine des gouvernements fédéral, provinciaux ainsi que des territoires.

« Il y avait deux sujets à l'ordre du jour qui étaient très, très importants pour nous. Un de ceux-là est la réouverture de l'ALÉNA. Comme gouvernement, on a eu l'occasion de se positionner rapidement pour dire que l'exception culturelle, pour nous, est là pour rester, qu'elle n'est pas négociable. On veut conserver la diversité existant sur le plan de la culture », précise le ministre Luc Fortin, qui coprésidait la rencontre.

De toute évidence, le ministre de la Culture et des Communications n'a pas eu trop de mal à convaincre ses collègues du reste du Canada que « l'exception culturelle » est un incontournable. « On a obtenu un consensus », a-t-il fait valoir.

L'avenir des médias

Par ailleurs, La Tribune a profité de la présence de Mme Joly à Orford pour lui demander si Ottawa annoncerait bientôt de nouvelles mesures pour appuyer de manière concrète les médias traditionnels, actuellement confrontés à une crise en raison de la croissance rapide d'organisations telles Facebook et Google, par exemple.

La ministre du Patrimoine canadien a affirmé que le rôle des médias lui tient à coeur et que son gouvernement continue d'étudier la situation en vue d'élaborer des pistes de solutions qui pourraient faire l'objet d'annonces durant les prochains mois.

Luc Fortin a pour sa part mentionné que Québec a déjà débloqué des fonds pour soutenir les médias québécois. « Le gouvernement fédéral doit faire sa part et nous l'avons interpellé sur cette question-là », révèle-t-il.




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