Sévigny voulait connaître la stratégie d'affaires de Valoris

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Bernard Sévigny estime que le comité exécutif de la Ville de Sherbrooke aurait dû être informé de la stratégie d'affaires de Valoris et de la façon dont la régie intermunicipale entendait gérer ses contentieux.

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(Sherbrooke) Bernard Sévigny estime que le comité exécutif de la Ville de Sherbrooke aurait dû être informé de la stratégie d'affaires de Valoris et de la façon dont la régie intermunicipale entendait gérer ses contentieux. C'est, en essence, ce qu'il déplorait lundi au conseil municipal alors que la Ville prenait connaissance de la hausse de tarif de 53 % imposée par Valoris.

M. Sévigny apporte ces précisions après que le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, l'eut rabroué pour avoir dénoncé l'entente de confidentialité signée par les membres du conseil d'administration de Valoris l'automne dernier. Ces membres incluent les élus Annie Godbout, David Price, Hélène Dauphinais et Kathleen Gélinas. L'entente ne concernait que les litiges légaux, insistait Robert Roy.

« J'ai donné un peu de perspective à ce qui a entraîné les demandes additionnelles et je revenais aux 300 000 $ qui ont été demandés au budget 2017 », rétorque Bernard Sévigny.

En novembre, Valoris avait majoré ses tarifs de 10 $ la tonne, entraînant la demande additionnelle à laquelle fait référence le maire de Sherbrooke.

« Je comprends que les 300 000 $ étaient une demande additionnelle pour boucler le budget, mais en même temps, quand on prend le budget de 11 M$ de Valoris, il y a beaucoup de postes de dépense. Il y a un certain nombre de chiffres qui faisaient référence à une stratégie d'affaires, une stratégie dans la gestion des contentieux. C'est là-dessus que nous avons posé des questions à nos représentants. Nous avons appris au mois de novembre qu'ils avaient signé une entente de confidentialité et qu'il n'était pas question de parler de la stratégie.

« Quand on parle de stratégie, tout ça est lié au budget. Il y a une relation qui est assez évidente et on voulait savoir où on s'en allait et quelle était la nature des contentieux. Autour du 21 novembre, j'ai convoqué Mme Gélinas, Mme Dauphinais et Mme Godbout à une rencontre à l'hôtel de ville et à l'autre bout de la table, j'y étais avec Serge Paquin et les services juridiques. Nous avons posé des questions sur la stratégie, parce que ça implique beaucoup d'argent. On nous a répété pendant une demi-heure : on ne vous donne pas d'information, on a signé une entente de confidentialité. Même que Mme Godbout, et je la cite, a dit : M. le Maire, si vous voulez le savoir, vous devez signer l'entente de confidentialité.

« Ce n'est pas comme ça qu'on gère des régies, des paramunicipales ou des comités municipaux. Je pense que le maire et le comité exécutif sont en droit d'avoir accès à de l'information stratégique et d'avoir une appréciation pour discuter de la stratégie avec nos délégués à la régie.

« Nous avons forcé la note et ça s'est terminé que Valoris faisait affaire avec une firme d'avocats de Montréal. C'est un peu ça la source du problème : à la Ville de Sherbrooke nous avons des services juridiques qui ont une compétence certaine dans le droit municipal. Nous avons donc exigé que ce soient les services juridiques de la Ville de Sherbrooke qui représentent Valoris. »

M. Sévigny admet avoir refusé que la présidente du comité de l'environnement, Christine Ouellet, siège à Valoris. « Il restait 6-7 mois au conseil municipal. J'ai fait la demande à Mme Ouellet. Comme présidente, elle siège à une douzaine d'autres comités. C'est extrêmement prenant et d'en ajouter un autre, elle a dit que ce serait trop. C'est la raison pour laquelle elle a décliné. »




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