Louer sa voiture au lieu de la laisser dans la cour

Fondée en 2009, la plateforme numérique Turo aide... (Spectre Média, René Marquis)

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Fondée en 2009, la plateforme numérique Turo aide les particuliers à rendre leur voiture disponible à la location.  Une trentaine d'annonces ont été créées à Sherbrooke à ce jour.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) La plateforme Turo a été fondée en 2009 aux États-Unis. Grosso modo, le principe est le même que Airbnb, mais sur ce site internet, les particuliers rendent disponible à la location leur voiture plutôt que leur maison ou logement. Turo compte aujourd'hui plus de 3 millions d'utilisateurs dans le monde et plus de 160 000 véhicules sont inscrits. Lancé au Canada en avril 2016, Turo gagne en popularité. Plus de 5000 véhicules sont inscrits au pays dont la moitié au Québec.

« Il y a des similarités avec Airbnb, car on parle d'économie du partage et d'une meilleure utilisation des ressources disponibles, une meilleure gestion des capacités excédentaires. L'entreprise a été créée par un étudiant de Havard qui avait de la difficulté à louer une voiture et qui, en voyant tous les véhicules stationnés dans la rue près de chez lui, s'est dit : pourquoi je ne louerais pas la voiture d'un de mes voisins? » raconte le directeur de Turo Canada, Cédric Mathieu.

La plateforme Turo est présente dans 250 villes canadiennes dispersées dans trois provinces, soit le Québec, l'Ontario et l'Alberta. Bien que l'application soit plus populaire dans les grandes villes pour l'instant, elle s'implante graduellement dans des plus petites municipalités.

« C'est certain que les grandes agglomérations ont la masse critique nécessaire pour que le volume de transaction soit élevé et il y a un effet d'entraînement qui se crée. La présence d'un aéroport peut aussi expliquer la grande demande. Mais ce qui est intéressant, c'est que Turo offre une plus grande couverture du territoire que les entreprises de location de voiture traditionnelles, car n'importe qui vivant dans un petit village peut inscrire son véhicule et ainsi créer une offre qui n'existerait pas autrement », souligne M. Mathieu.

Une trentaine d'annonces ont été créées à Sherbrooke à ce jour et une recherche internet permet de constater que moins d'une dizaine de véhicules sont disponibles à la location. Le tarif journalier varie entre 37 $ pour une Toyota 2009 à 220 $ pour une Lexus 2015. À Montréal, les tarifs peuvent varier entre 10 $ par jour pour une Toyota Matrix 2009 à plus de 900 $ pour une Mercedes-Benz CLS-Class 2015.

« En moyenne, les tarifs sont 35 pour cent moins élevés que ceux offerts par les entreprises traditionnelles de location de véhicules. Et Turo permet de choisir sa voiture selon son budget et selon l'utilisation qu'on souhaite en faire », mentionne M. Mathieu.

Location d'une voiture de luxe pour le jour de son mariage. Location d'une voiture familiale pour la fin de semaine au chalet. Location d'une voiture économique pour un déplacement professionnel. « Les utilisateurs ont le choix et savent exactement ce qu'ils conduiront », relate M. Mathieu.

Que ce soit pour le tarif ou pour le nombre de kilomètres compris dans le tarif journalier, Turo suggère des chiffres, mais le locateur a toujours le dernier mot. « L'application prévoit des tarifs et kilométrages par défaut, mais le propriétaire peut aussi fixer lui-même ces éléments s'il le souhaite », confirme le directeur de Turo Canada.

Turo a des ententes avec les assureurs. « Dès que le propriétaire remet les clés de sa voiture au conducteur, ce sont les assureurs de Turo qui sont responsables et non les assureurs du propriétaire du véhicule. Turo offre aussi l'assistance routière aux utilisateurs en tout temps », précise M. Mathieu.

À titre de comparaison, Turo est présent dans plus de 4700 villes aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni alors que Airbnb est présent dans plus de 65 000 villes de 191 pays différents.

Turo attire ses premiers utilisateurs sherbrookois

Gabriel B. Richard a inscrit ses véhicules sur le site Turo il y a cinq mois. Il fait partie des premiers Sherbrookois à connaître le site de location journalière de voitures et à croire à ses avantages.

« On a toujours fonctionné à un véhicule pour la famille, mais mon emploi exige maintenant que je me déplace à l'extérieur de Sherbrooke alors on a acheté une deuxième voiture. Turo me permet de diminuer nos coûts liés au transport tout en ayant les avantages qui découlent de la possession de deux véhicules », explique le Sherbrookois qui travaille dans le milieu scolaire et qui est père de trois enfants.

Cinq locations

Depuis son inscription, cinq usagers ont loué la Toyota Camry de Gabriel au tarif de 37$ par jour.

« C'est pas beaucoup, cinq locations, mais j'ai l'impression que le site n'est pas encore très connu à Sherbrooke. Et je crois que je pourrais faire plus de promotion. Je sais que Turo a écrit des articles pour donner des conseils pour augmenter le nombre de locations », note Gabriel.

Gabriel B. Richard est aussi propriétaire d'une GMC Acadia, qui a une capacité de huit passagers, qui est disponible sur le site depuis peu, mais qui n'a pas encore été louée.

Au lieu de prendre les tarifs suggérés par Turo, Gabriel a préféré les fixer lui-même en analysant les prix de location de véhicule comparable.

« Je trouvais que les tarifs suggérés par Turo étaient un peu bas, probablement pour attirer le plus d'utilisateurs. J'ai préféré choisir le prix moi-même pour que le montant qui me reste dans les poches après que Turo a pris sa cote soit intéressant », explique le Sherbrookois qui est satisfait de l'application qu'il juge « facile d'utilisation ».

Turo prend une commission de 25 pour cent sur les gains du propriétaires.




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