Valoris : « Augmenter les tarifs, c'est le dernier recours »

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Après avoir enregistré un déficit en 2016 et augmenté ses tarifs de 10 $ la tonne en fin d'année, Valoris procédait le 1er juillet à une nouvelle hausse de ses tarifs, une majoration de 53 % cette fois-ci.

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(Sherbrooke) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny mêle deux dossiers quand il parle de l'entente de confidentialité qu'ont signée des élus de Sherbrooke siégeant au conseil d'administration de Valoris. C'est ce que prétend le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, qui ne mâche pas ses mots pour dénoncer la façon dont le sujet a été abordé au conseil municipal de Sherbrooke lundi soir.

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Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François

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Rappelons qu'après avoir enregistré un déficit en 2016 et augmenté ses tarifs de 10 $ la tonne en fin d'année, Valoris procédait le 1er juillet à une nouvelle hausse de ses tarifs, une majoration de 53 % cette fois-ci. Pour Sherbrooke, la facture s'élève à 700 000 $ en 2017 et à 1,4 M$ en 2018. Bernard Sévigny a reproché à quatre élus sherbrookois, Hélène Dauphinais, Annie Godbout, David Price et Kathleen Gélinas, d'avoir signé une entente de confidentialité qui a empêché la Ville d'accéder à des informations pertinentes concernant la régie intermunicipale.

« La confidentialité concernait les poursuites auxquelles nous faisons face et non la tarification. Il mêle les dossiers. Ce n'est pas arrivé en même temps. Le Haut-Saint-François a avisé tous ses membres en juin des hausses de tarifs. Les gens étaient au courant. C'est un peu gauche de la part du conseil de Sherbrooke d'en parler en août », résume Robert Roy.

« Il ne faut jamais oublier comment fonctionne l'entente de Valoris. Nous devons tout faire pour éviter un déficit. Augmenter les tarifs, c'est le dernier recours. Sinon, on absorbe la dette à 50/50. Nous avons décidé qu'il fallait être responsable et absorber la dette tout de suite. Nous nous dirigions vers un déficit de 1 M$ à la fin de l'année », ajoute-t-il.

M. Roy sursaute quand on laisse entendre que le conseil d'administration a manqué à son devoir de gestion. « Le C.A. est extrêmement compétent. Il doit s'assurer que tous les comptes sont payés. Les chiffres dont nous disposions disaient que nous avions de la liquidité. Ce ne sont pas les administrateurs qui ont fait erreur, mais la comptabilité. Quand on se fait dire qu'on a un surplus de 1,7 M$ et qu'après il y a une correction comptable, c'est clair que nous aurions réagi plus vite avec les bonnes informations. Nous avons eu nos bilans financiers en mai. C'est là que nous avons pris action pour arrêter l'hémorragie. Les gens oublient de dire les vraies choses. »

Robert Roy ne cherche pas à excuser l'augmentation de 53 % des tarifs. « J'étais loin d'être heureux de cette situation. Mais M. Sévigny n'assiste pas à la table. Il n'est pas au C.A. de Valoris. Nous avons demandé d'avoir la présidente du comité de l'environnement (NDLR : Christine Ouellet) pour nous conseiller. Il a refusé. David Price était prêt à céder son siège. »

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François en rajoute. « On va relever Valoris et après on va pouvoir rire. Il faut avoir du guts pour parler des déficits maintenant plutôt que d'attendre après les élections. Avant d'enregistrer un déficit de 1 M$, on va s'assumer tout de suite. Tant que je vais être là, je vais tenter de redresser la situation et de baisser le tarif. Il faut des actions maintenant pour ne pas pelleter dans la cour de nos enfants. Je n'ai rien à foutre du capital politique. Je veux qu'on m'élise pour mes compétences, pas parce qu'on me connaît. »

Robert Roy espère d'ailleurs que certaines solutions viendront de l'extérieur. « Pour le moment, nous sommes pris pour choisir le plus bas soumissionnaire, pas le plus compétent. Récup Estrie reçoit des ristournes pour les matières qu'elle détourne du centre d'enfouissement. Pas Valoris. Ça nous prive de 1 M$. Nous avons un plan pour faire valoir notre point de vue. »

Valoris est une copropriété de la Ville de Sherbrooke et du Haut-Saint-François. La régie intermunicipale trie le contenu du bac noir pour revaloriser le plus de matières possible.




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