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La ministre Bibeau visite le campement des demandeurs d'asile haïtiens

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Dans la nuit de lundi à mardi, près d'une centaine d'Haïtiens avaient franchi la frontière au poste de Saint-Bernard-de-Lacollle. Le campement temporaire installé sur place pour accueillir les nombreux demandeurs d'asile en provenance des États-Unis comptent 900 lits.

La Presse canadienne

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(Sherbrooke) La ministre du Développement international et de la Francophonie Marie-Claude Bibeau était de passage au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, mardi matin, pour visiter le campement temporaire installé pour accueillir les nombreux demandeurs d'asile haïtiens en provenance des États-Unis.

«C'est très impressionnant de voir les installations qui ont été mises en place par les différents services et agences et de voir comment chacun est organisé et a ses responsabilités. Le Canada se veut un pays accueillant. Je suis très fière des équipes présentes qui sont en plein contrôle de la situation. Les Canadiens n'ont rien à craindre d'un point de vue de la sécurité», note la députée de Compton-Stanstead.

Les installations de Saint-Bernard-de-Lacolle comptent 900 lits et ce chiffre devrait augmenter à 1200 au cours des prochains jours, selon la ministre.

«La Gendarmerie royale du Canada (GRC) prend en charge la première étape pour assurer la sécurité physique des Canadiens. La GRC les intercepte dès leur arrivée, les identifie, les fouilles et fouille leurs bagages. Elle poursuit ensuite son enquête au niveau des antécédents criminels pour s'assurer qu'il n'y a pas de risque pour la sécurité nationale et celle des Canadiens. Le processus de demande d'asile est entamé après qu'une enquête eu été faite du côté du service d'immigration», résume la ministre Bibeau en entrevue téléphonique avec La Tribune précisant que c'est important de bien faire comprendre aux demandeurs d'asile que la volonté d'améliorer leur sort économique n'est pas une raison justifiant une demande d'asile.

«On dit à ces gens de faire une demande de résidence par un autre moyen, par exemple comme étudiant, comme travailleur étranger ou, s'ils ont de la famille ici, ils peuvent y aller par le parrainage», indique la ministre Bibeau.

Dans la nuit de lundi à mardi, près d'une centaine d'Haïtiens avaient franchi la frontière au poste de Saint-Bernard-de-Lacollle. Au cours de la matinée de mardi, il y avait moins d'achalandage. Les chiffres pour le dernier mois ne sont pas disponibles, selon la ministre.

Désinformation

«Il y a beaucoup de désinformation notamment sur les réseaux sociaux. Les gens qui traversent doivent savoir que seulement ceux qui seront capables de faire la démonstration que leur vie est en danger s'ils retournent en Haïti pourront être reçus comme demandeurs. Les autres devront retourner dans leur pays à la fin du processus dans quelques mois», souligne la ministre précisant qu'un délai d'environ sept mois est à prévoir entre le moment de l'entrevue de fond qui se déroule dans les jours qui suivent l'arrivée au Canada des demandeurs d'asile haïtiens et la décision finale du service d'immigration quant à leur admissibilité.

«Chacune des agences et chacun des services canadiens sont en discussion avec leurs homologues américaines pour améliorer la situation. Des efforts de communication sont faits également afin que personne ne pense qu'en traversant la frontière canadienne, bingo, on devient canadien», relate Mme Bibeau.

«On doit maintenir l'équilibre entre la sécurité des Canadiens et l'intégrité humaine des gens qui ont le droit à la protection», résume la ministre.

Tous les demandeurs d'asile doivent passer par Montréal pour l'entrevue de fond du service de l'immigration. Ils pourraient ensuite aboutir en Estrie si une opportunité de travail survient ou si un proche est prêt à les accueillir.

Ceux qui répondent aux critères d'admissibilité pourraient fournir une bonne main-d'oeuvre aux villes qui sont en plein emploi, estime la ministre Bibeau.




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