Les Clinton se baladent à North Hatley

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Bill Clinton a serré la main de plusieurs passants lors de sa balade sur la rue principale de North Hatley.

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(North Hatley) Quelques commerçants de North Hatley ont eu la surprise de voir débarquer Bill et Hillary Clinton dans leur commerce mardi après-midi. Ces derniers en ont profité pour discuter un peu avec les gens de la place et même pour faire quelques achats.

Les Clinton se sont baladés principalement à travers les petits commerces de la rue Main. Le Fumoir Smokehouse urbain a ainsi piqué la curiosité de l'ancien président.

Il faut dire que les propriétaires avaient mis les chances de leur côté. « Quand on a su qu'il venait, on a commandé un drapeau de l'Arkansas parce qu'on savait que Bill venait de là. On s'est dit qu'on allait prendre une chance », explique Charles B. Bertrand.

La visite de la famille était totalement imprévue. Au Fumoir, on a remarqué sa présence alors qu'un petit attroupement a commencé à se former au bout de la rue.

Et c'est quand il a aperçu le drapeau que Bill Clinton a bifurqué vers le restaurant. Il est par la suite entré environ cinq minutes pour discuter un peu avec les jeunes propriétaires. « Il nous a parlé qu'il y avait un restaurant un peu comme le nôtre dans sa ville en Arkansas, que ça lui rappelait des souvenirs, qu'il trouvait que ça sentait bon. Il nous a aussi dit qu'un restaurant près de chez lui faisait des bines fumées et que c'était bien populaire », rapporte M. Bertrand.

« Il était très sympathique. Et il n'y avait pas beaucoup de gardes du corps, seulement une dame qui est rentrée avec lui », ajoute-t-il.

Ils ont évidemment profité de l'occasion pour prendre une photo. « On entame notre troisième mois d'activités, donc c'est comme ça qu'on va commencer notre Wall of fame. C'est sûr que ça commence en grand ! »

Lorsque les Clinton repartiront, ils décrocheront également le drapeau qu'ils exposeront près de la photo. Dans la folie du moment, les propriétaires regrettent un peu d'avoir oublié de le faire signer. « Au moins, on a notre photo », lâche Charles B. Bertrand, très heureux de cette visite surprise.

La boutique Emporium aurait elle aussi reçu les Clinton. « Hillary aurait même acheté un chapeau ! », rapporte la responsable de la Galerie Jeannine Blais, le commerce adjacent.

Et Jean Chrétien ?

Plusieurs commerçants rapportent avoir vu la célèbre famille passer, sans toutefois qu'elle ne s'arrête chez eux. La boutique Passerose et la pâtisserie Saveurs et Gourmandises espèrent tout de même que Bill et Hillary feront d'autres visites plus tard dans la semaine.

Les Clintons se seraient aussi arrêtés à l'Épicier J.B. LeBaron. Les propriétaires n'ont toutefois pas voulu commenter cet événement.

Par ailleurs, interrogé au coeur du village par une journaliste de Radio-Canada au sujet de Jean Chrétien, l'ancien premier ministre du Canada qui était au pouvoir en même temps que lui - pendant environ huit ans -, M. Clinton a dit souhaiter le voir pendant leur séjour au Québec, disant même espérer que « cet ami très proche » soit des leurs pour sa fête, samedi. M. Clinton est né le 19 août 1946.

Hillary Clinton a gentiment accepté de se faire... (La Presse canadienne) - image 2.0

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Hillary Clinton a gentiment accepté de se faire prendre en photo, rapporte la Montréalaise Nicole Dumontet.

La Presse canadienne

« Ils sont vraiment très gentils »

Hillary Clinton trouve que les Québécois sont très gentils et sympathiques, relate Nicole Dumontet, une Montréalaise qui a déjeuné mardi à la table voisine de celle de l'ancienne candidate démocrate à la présidence des États-Unis et de sa famille.

La dame séjournait elle aussi au Manoir Hovey de North Hatley, où les Clinton ont établi résidence pour leurs vacances en sol québécois.

Le couple Clinton, Hillary et Bill, ainsi que leur fille Chelsea, se comportaient de façon très simple, comme n'importe quels autres vacanciers, juge-t-elle. Ils semblaient très proches les uns des autres, parents et grands-parents jouant avec les petits-enfants et s'occupant d'eux. Le bébé, dernier-né de Chelsea Clinton, marchait à quatre pattes entre les tables. Des gens comme nous, a-t-elle souligné en entrevue téléphonique.

Mme Dumontet n'a pu résister et est allée parler à ses voisins de table, surtout pour échanger avec Hillary Clinton, une femme qu'elle admire. M. Clinton lui a décroché un beau sourire, dit-elle.

Quant à Mme Clinton, elle a confié trouver la région très belle et être heureuse de s'y trouver, a rapporté Mme Dumontet.

L'ex-politicienne a ensuite fort gentiment accepté - avec plaisir, a-t-elle dit - de se faire prendre en photo, enlevant ses lunettes fumées pour la prise d'image.

Elle a insisté à plusieurs reprises sur le fait que cela ne la dérangeait pas que les gens viennent lui parler ou se faire photographier, car elle a dit - en anglais - trouver les Québécois très sympathiques.

Mais peu de clients de l'hôtel s'approchaient de leur table, ni mardi matin ni lundi soir au souper, dans le restaurant du manoir, note la retraitée. « Ils étaient dans la salle à manger comme tout le monde », dit-elle.

« Mais on ne voulait pas trop les déranger », précise la dame qui s'est « retenue » de poser des questions sur la politique, notamment sur l'actuel président Trump.

Les gens semblaient respecter le fait que la famille est en vacances, juge-t-elle.

Malgré ces invités de marque, tout était normal au manoir, et pas de curieux aux portes de l'hôtel, a dit la dame, qui a noté pour seule différence quelques gardes du corps. Mme Dumontet séjourne depuis 20 ans dans cette auberge renommée. Elle s'y trouvait lundi et mardi avec son conjoint.

Elle admet avoir réservé une chambre après avoir appris que l'ex-candidate présidentielle s'y trouverait. « Il faut que je sois franche avec vous. On est allés parce que les Clinton étaient là », a-t-elle lancé en riant.

L'habituée du manoir a placé l'appel, espérant obtenir une chambre et dit avoir mis la main sur la dernière disponible. Après avoir suivi les élections américaines de près, elle a expliqué avoir souhaité voir une femme accéder à la présidence des États-Unis, mais aussi une politicienne qui inspire plus la confiance que celui qui l'a emporté, Donald Trump.

Le directeur du personnel du manoir, qu'elle connaît bien, lui a dit que tous les membres de la famille sont très gentils et qu'ils n'ont causé aucune difficulté. La Presse canadienne




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