Simon DuBois s'en va-t-en mer

Simon DuBois (au centre) entamera le tour du... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Simon DuBois (au centre) entamera le tour du monde à voile le 20 août et les élèves du Séminaire de Sherbrooke suivront ses exploits grâce à la réalité virtuelle. David Blais, directeur général de la Fondation du Séminaire de Sherbrooke, et Michel Gendron, enseignant au même établissement, participent au succès du projet qui fera voyager les jeunes élèves à travers différentes matières scolaires.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Simon DuBois s'apprête à faire le tour du monde à la voile et le Sherbrookois d'origine partagera, grâce à la réalité virtuelle, sa grande aventure avec les élèves du Séminaire de Sherbrooke, école qu'il a fréquentée au secondaire.

« Il n'y a pas si longtemps, j'étais assis sur la même chaise qu'eux et je ne savais pas trop où je m'en allais. J'ai persévéré à l'école et cela m'a donné les bons outils pour réaliser mes rêves. Le but, c'est de les inspirer à rêver et à oser foncer pour réaliser leurs propres rêves, quels qu'ils soient. C'est beaucoup de travail, mais ça en vaut la peine », explique celui qui dans 11 mois, après 40 000 milles nautiques, deviendra le premier Québécois à compléter une course à voile autour du globe.

Simon DuBois a déjà rencontré les élèves du Séminaire de Sherbrooke en juin et ces derniers suivront ses exploits tout au long de la prochaine année scolaire.

« Le projet va principalement impliquer des jeunes de 2e secondaire. Au cours de l'année, nous travaillerons dans plusieurs matières à lier nos contenus avec le voyage de Simon. Nous communiquerons régulièrement avec lui par les moyens qu'il aura à sa disposition. À la fin de l'aventure, Simon reviendra rencontrer les jeunes pour leur parler de cette expérience extraordinaire », explique Michel Gendron, un des professeurs responsables du projet.

Le voyage de Simon DuBois servira donc de contexte pour faire passer des notions d'histoire, de géographie, de français, d'anglais, de sciences et d'éducation physique. « Par exemple, on pourra faire des liens entre les cours d'éducation physique et l'entraînement nécessaire pour relever un tel défi. Les climats seront explorés en sciences et les découvertes géographiques seront abordées en lien avec les lieux où voguera Simon », ajoute le professeur du Séminaire.

En attendant la rentrée scolaire, Simon DuBois prendra l'avion mardi pour l'Angleterre où le grand départ de l'aventure Clipper round the world yacht race 2017 aura lieu. Le 20 août, ce sont 12 voiliers avec à leur bord un maximum de 24 navigateurs, amateurs et professionnels, qui prendront le large à partir de Liverpool.

« L'appel de la découverte, la curiosité et la passion de la voile que m'ont transmise mes parents m'ont motivé à relever le défi. J'avais trois ou quatre semaines lorsque je suis monté sur un voilier pour la première fois. Je suis quasiment né sur l'eau » lance en riant celui qui célébrera ses 30 ans au beau milieu de l'Atlantique le 9 septembre.

La course mènera les navigateurs en Uruguay, en Afrique du Sud, en Australie, en Chine, aux États-Unis et en Irlande. Les tempêtes ne sont pas ce qui inquiète le plus le Sherbrookois, mais plutôt la cohabitation sur le bateau de marins avec des bagages différents.

« Mon équipage comprend des gens de 22 à 75 ans qui sont originaires d'une douzaine de pays différents. Il y aura un clash générationnel et culturel. Chacun a des motivations différentes. J'ai hâte de voir comment on gérera toutes ses différences dans un contexte hostile et compétitif et comment on arrivera à créer un esprit d'équipe où tout le monde s'épanouit et demeure en sécurité », souligne Simon DuBois.

« Ça rejoint beaucoup les valeurs de bienveillance que le Séminaire transmet à ses élèves. La microsociété qui se créera sur le bateau ressemble aux microsociétés qu'on retrouve dans les classes, les équipes sportives, les familles et les milieux de travail », enchaîne M. Gendron.

L'éloignement est aussi un élément avec lequel devra composer celui qui s'est marié il y a à peine un mois. « Par chance, ma nouvelle épouse viendra me rejoindre à trois occasions au cours de l'année », spécifie l'aventurier.

Le périple n'est pas sans risque puisque deux participants ont perdu la vie au cours de la dernière édition de cette même course.

De façon générale, environ 40 pour cent des participants abandonnent avant la fin du périple. Simon DuBois promet que ce ne sera pas son cas.

Les élèves du Séminaire de Sherbrooke pourront suivre les hauts et les bas de Simon DuBois grâce aux nouveaux équipements technologiques achetés avec les 10 500 $ amassés via la plateforme de financement participatif La Ruche Estrie.

« On achètera des caméras 360 degrés, des casques de visionnement et un logiciel de montage vidéo qui permettront à toute une classe de suivre Simon. Cet équipement demeurera à la disposition des élèves et on pourra s'en servir dans plusieurs autres contextes », se réjouit le directeur général de la Fondation du Séminaire de Sherbrooke, David Blais, qui était dans la même année scolaire que Simon DuBois dans les années 2000.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer