Trou rue College : un événement isolé, selon le Ministère

Le trou qui s'est formé sur la rue... (Spectre Média, René Marquis)

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Le trou qui s'est formé sur la rue College lundi soir pourrait avoir été causé par l'ancienne mine Clark.

Spectre Média, René Marquis

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Crédit photo : Spectre média : Jessica GarneauJournaliste : Cut Simon Roberge
Simon Roberge
La Tribune

(Sherbrooke) Le trou qui s'est formé dans la cour d'une résidence de la rue College est un événement isolé, selon le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles. Les autorités croient qu'il s'agirait de l'un des deux puits de l'ancienne mine Clark.

L'autre puits a également causé un affaissement du sol en 2012 dans ce secteur de Lennoxville. Un trou d'au moins trois mètres de largeur par environ six à sept mètres de profondeur s'était formé sur le terrain d'un résident.

« La mine Clark est une petite mine, explique le directeur général de Géologie Québec, Robert Giguère. C'est un événement rare. On pense qu'il y avait seulement deux puits et l'autre a été renfloué il y a quelques années. On ne s'attend donc pas à voir d'autres événements du genre dans le secteur à l'avenir. »

Le Ministère confirme que des employés seront sur les lieux dans les prochains jours pour faire une évaluation et caractériser le problème.

« Il est un peu tôt pour donner la date exacte où le trou sera sécurisé, admet M. Giguère. Nous aurons sûrement besoin d'expertise externe. »

« Il n'y a pas un processus unique pour remplir les trous de ce genre, ajoute-t-il. Il pourrait être possible de couler du béton, de le remplir de terre ou de tout simplement poser un grillage. »

Rappelons que les pompiers ont été appelés sur la rue College lundi soir pour un véhicule qui était en train de s'ensevelir dans un trou.

Une autre époque

Le principal problème pour ce genre d'intervention concerne la fiabilité de l'information disponible, selon M. Giguère. La mine Clark a été active à la fin du 19e siècle.

« Ce n'est pas une mine géoréférencée, nous n'avons pas toutes les données », souligne Robert Giguère.

« Il faut comprendre que les réglementations de l'époque n'ont rien à voir avec celles en vigueur aujourd'hui, poursuit-il. Les mines étaient fermées un peu n'importe comment. De nos jours, les mines doivent fournir des dépôts de sécurité qui couvrent ce genre d'opération. »

Le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles assumera les coûts de sécurisation du trou.




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