Du maïs des îles... à Ascot Corner!

Jules Ellyson possède deux barges qui l'aident à... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Jules Ellyson possède deux barges qui l'aident à atteindre ses îles où pousse son maïs.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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Crédit photo : Spectre média : Jessica GarneauJournaliste : Cut Simon Roberge
Simon Roberge
La Tribune

(ASCOT CORNER) La ferme le Jardin des Îles à Ascot Corner porte bien son nom. Le propriétaire Jules Ellyson cultive le maïs sucré de façon très originale : sur des îles de la rivière Saint-François. Pour s'y rendre et transporter son tracteur, il utilise un système de barges qu'il a amélioré au fil des ans.

Jules Ellyson s'est porté acquéreur de six îles de la rivière Saint-François en 1989. Il avait déjà en tête à cette époque de les utiliser pour cultiver le maïs.

« C'est un sol très fertile, explique-t-il en entretien avec La Tribune. Les récoltes sont uniformes année après année et l'effort en vaut le coup. On me dit souvent que mon maïs a bon goût. La raison : sur une île, les cultures ne manquent jamais d'eau, même durant une période de sécheresse. Les sécheresses ne m'ont jamais causé de problèmes. »

À l'inverse, les récoltes sont dans une zone inondable. Le danger de les voir submergées est donc toujours bien présent.

« Il y avait eu plus de 100 mm de pluie sur une période de 12 heures en 2011 à la suite de l'ouragan Irène. Ça nous a occasionné beaucoup de problèmes et c'est certain qu'il y a un peu plus d'inquiétude durant les périodes de grande pluie parce qu'on travaille avec la nature. Mais c'est la même chose pour tous les agriculteurs. »

Et malgré les apparences, il n'y a pas beaucoup plus de risque à cultiver sur des îles, selon lui.

« Les gens qui cultivent sur terre ont parfois autant de difficulté à atteindre leur champ lorsqu'il mouille énormément. Les contraintes sont équivalentes selon moi. »

« Le maïs est un bon candidat pour pousser sur une île, car on peut le transporter en grande quantité, indique-t-il. Il pousse aussi très bien sur les îles. Pour les autres légumes, on les fait pousser sur le site principal de la ferme. »

De barge en barge

Jules Ellyson possède deux barges qui l'aident à atteindre ses îles. Elles sont en service depuis une vingtaine d'années.

« Je les ai améliorées au fil du temps en les rendant plus larges, lance-t-il. J'ai eu quelques problèmes avec les câbles qui permettent à la barge de traverser la rivière. Au début, je les gardais plutôt bas, mais lorsqu'il y a des crues, il y a parfois des arbres qui peuvent descendre la rivière. Je me suis levé certains matins avec plusieurs arbres pris dans le câble. J'ai maintenant un système pour les lever en cas de tempête. »

Le premier concept de M. Ellyson, lorsqu'il a acheté les îles, a été d'utiliser des ponts suspendus pour les relier. Cette idée n'a toutefois pas résisté aux caprices de la rivière.

« Ils n'ont même pas duré deux ans, explique-t-il. Une crue des eaux et l'hiver ont tout arraché. La glace est très destructrice. On a vite compris que ce n'était pas le bon concept. »

« Pour ce qui est des barges, on les remise durant l'hiver et il n'y a aucun problème. Ça nous prend seulement une demi-journée de travail environ pour les entreposer ».

En travaillant en étroite collaboration jour après jour pendant plusieurs années, Jules Ellyson a développé une relation très spéciale avec la rivière Saint-François.

« J'ai un surnom pour elle, confie-t-il. Lorsqu'il y a des crues, je l'appelle le fleuve. Elle a un débit impressionnant et il faut rester respectueux face à elle. »

Le maïs récolté sur la Saint-François est disponible directement à la ferme de M. Ellyson, en bordure du chemin de la rivière à Ascot Corner.




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