Du camping à la politique

La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie du Canada, Marie-Claude Bibeau, a déjà joué un rôle prépondérant au sein du Camping de Compton.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(Sherbrooke) Avant de devenir l'un des visages du Canada sur la scène internationale, la ministre Marie-Claude Bibeau était celui du camping de Compton.

La députée de Compton-Stanstead et ministre fédérale du Développement international et de la Francophonie a été à l'origine de la remise sur pied de l'un des campings maintenant les plus en vue au Québec.

Résidente à Compton de 2000 à 2010, elle a occupé des fonctions à temps plein au camping entre 2005 et 2008.

Avec son conjoint de l'époque, Aimé Mélix, qui dirige encore le camping, elle a donné une deuxième vie à cet endroit situé au coeur de Compton.

« Mon arrivée dans le monde du camping est vraiment accidentelle. Je n'avais jamais campé de ma vie. Mon rôle a toujours été celui de gestionnaire d'une entreprise touristique, un peu comme je l'ai fait au Musée des sciences et de la nature à Sherbrooke, où je n'ai jamais eu la prétention d'être une « muséologue ». Un camping, c'est comme une petite ville où tu dois t'occuper des égouts, de l'eau, des loisirs, des ressources humaines et des relations avec le voisinage », illustre la ministre Bibeau.

Selon elle, c'est le service à la clientèle qui fait toute la différence dans le monde du camping.

« Les gens nous le rappelaient dans les sondages de satisfaction que l'accueil et la propreté étaient très importants. Nous avons aussi développé des partenariats avec les autres acteurs, agrotouristiques notamment, afin que les gens fassent le détour par Compton. Ce n'est pas évident d'attirer les gens lorsque l'on n'est pas collé sur l'autoroute et qu'il n'y a pas de lac. Aujourd'hui, Foresta Lumina donne un bon coup de main pour remplir les soirs moins achalandés, mais cette attraction n'était pas là à l'époque », rappelle Marie-Claude Bibeau.

Lors de ses années au Camping de Compton, il a été décoré de plusieurs prix régionaux et québécois.

« Ces mises en candidature nous permettent d'améliorer certains aspects. Ç'a donné aussi une notoriété à notre camping et ça stimule une équipe », constate Marie-Claude Bibeau.

Son implication dans la communauté de Compton et de la MRC de Coaticook pendant dix ans lui permettront de développer un réseau de contacts qui l'aidera pour ravir l'investiture libérale dans la circonscription de Compton-Stanstead en 2015.

« J'avais développé des liens de confiance avec plusieurs personnes lors des ces années au camping à Compton. Ce réseau est venu voter lors de l'investiture afin de me permettre d'être candidate dans Compton-Stanstead. C'est un peu mon implication au camping qui m'a menée là », estime la ministre Bibeau, qui n'avait jamais eu de visée politique avant la fin de l'année 2014, soit quelques mois avant son élection dans l'équipe de Justin Trudeau à l'automne 2015.

Étant donné ses fonctions ministérielles, Marie-Claude Bibeau peut rester actionnaire du Camping de Compton, mais ne peut prendre part à aucune décision et ne peut pas participer aux opérations.

« Je suis une actionnaire silencieuse. Mes parents y résident l'été, alors j'y retourne pour les visiter », explique-t-elle.

Entre ses fonctions à la défunte Agence canadienne de développement international (ACDI) à Montréal, Ottawa, au Maroc et au Bénin, puis sa carrière politique qui l'a ramenée à travailler à travers la planète, Marie-Claude Bibeau aura connu cet intermède du camping où elle a contribué à redorer dans les Cantons-de-l'Est une industrie maintenant en plein essor.




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