La famille Lussier réinvente le camping

Dans les Cantons-de-l'Est, ce sont plus de 87... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

Agrandir

Dans les Cantons-de-l'Est, ce sont plus de 87 terrains de camping comme celui de l'île-Marie (notrer photo) qui disposent de près de 14 400 emplacements. Malgré une légère baisse de 0,6 pour cent en 2016, la région attire nombre de visiteurs en quête d'activités familiales et de quiétude.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) L'industrie du camping connaît une période de croissance constante depuis plus d'une décennie. Les propriétaires de terrains qui occupaient le marché depuis plusieurs années cèdent peu à peu la place à une génération de propriétaires qui ont adapté l'offre à la nouvelle clientèle familiale des années 2000. Dans les Cantons-de-l'Est, ce sont plus de 87 terrains de camping qui disposent de près de 14 400 emplacements. Malgré une légère baisse de 0,6 pour cent en 2016, la région attire nombre de visiteurs en quête d'activités familiales et de quiétude.

Jacques Lussier n'hésite pas à aider les campeurs... (La Tribune, René-Charles Quirion) - image 1.0

Agrandir

Jacques Lussier n'hésite pas à aider les campeurs sur son terrain comme ici avec Serge Breton, Stéphanie Roy et leur fille Maxim Breton.

La Tribune, René-Charles Quirion

Aux commandes du « p'tit train » du Camping vacances Bromont, le propriétaire lance des bonbons aux enfants d'une main, salue les campeurs de l'autre et prend le temps de répondre à leurs questions et commentaires.

Pour Jacques Lussier, le camping qu'il a conçu et bâti en 2000 est plus qu'une entreprise, c'est la concrétisation d'un rêve qu'il avait avec sa conjointe Sylvie et leurs huit enfants.

« J'ai visité une soixantaine de terrains de camping pour finalement décider de bâtir le mien. Je voulais avoir un lieu de qualité. Les gens viennent ici pour avoir la paix. Nous offrons des grands terrains afin que les voisins ne les dérangent pas », indique Jacques Lussier, qui assure lui-même le respect du couvre-feu à 23 h et la sécurité la nuit.

Après 22 années dans la restauration à Sherbrooke au Ranch du spaghetti et au resto-bar chez Stanley, Jacques Lussier se lance dans le projet de bâtir le premier camping tout inclus au Québec.

« Bien humblement, je pense avoir révolutionné l'industrie du camping au Québec avec ce concept. J'ai contribué à faire changer la mentalité en misant sur le service à la clientèle. »

Multiples piscines pour tous les âges et tous les goûts, glissades d'eau, jeux modulaires, rallyes, arcade, collations d'après-midi, chocolat chaud et films en soirée, soupers du samedi soir pour les enfants, le bracelet du camping donne accès à une foule d'activités incluses dans le prix du terrain.

« Les gens n'ont pas à remettre la main dans leurs poches lors de leur séjour. Lorsque c'est le cas, les prix sont très accessibles », signale M. Lussier qui accueille des gens de partout au Québec.

Il a limité l'âge des roulottes de ses 260 campeurs saisonniers à 15 ans, établi une formule d'activités gratuites, fait respecter la quiétude des lieux et aussi - et surtout - la limite de vitesse à 8 km/h dans son camping.

Lors de la visite de La Tribune, il interpellera au moins une dizaine de campeurs pour leur rappeler qu'ils vont trop vite sur le site.

« Ce sont les enfants à pied ou à vélo qui doivent être d'abord en sécurité ici. Ce camping, c'est pour eux », justifie Jacques Lussier.

Les enfants et les familles sont d'ailleurs maîtres dans ce camping de 580 emplacements rempli plus qu'à ras bord entre avril et octobre.

« L'objectif demeure qu'ils repartent avec le sourire. Lorsque nous fermons en octobre, j'ai plus de 25 000 nuitées réservées pour l'année suivante. Lorsque j'ouvre en avril, il en reste à peine 2000 sur les 35 000. Nous n'avons pas de difficulté à remplir le camping », assure Jacques Lussier.

Il soutient que les autres campings ne sont aucunement des concurrents.

« Je n'ai jamais hésité à aider mes confrères. Le pire compétiteur demeure celui qui sert mal son client. Une personne qui ne veut plus faire de camping est un client de moins pour toute l'industrie », fait valoir M. Lussier.

Cette passion du camping, Jacques Lussier l'a transmise à ses enfants. Son fils Pierre-Marc prend d'ailleurs peu à peu la relève

« Mes enfants sont ici pratiquement toutes les fins de semaine pour donner un coup de main. »

Puisqu'il est présent sur son terrain sept jours par semaine, les visiteurs n'ont pas à chercher le propriétaire. Lui et ses employés sont prêts à les aider peu importe le problème que ce soit pour réparer une composante de roulotte ou pour offrir un transport vers leur terrain.

« Ce camping, c'est la meilleure chose que t'as faite de ta vie », lui dira un campeur.

Jacques Lussier le corrigera en affirmant que c'est son mariage, parce que ce camping s'avère justement être le projet de lui, son épouse et ses enfants.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer