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L'équipe de psychiatres du CHUS s'est stabilisée

L'équipe de 28 psychiatres du CHUS réussit à... (Spectre Média, René Marquis)

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L'équipe de 28 psychiatres du CHUS réussit à répondre à la demande pour la clientèle adulte même s'il reste encore quelques postes qui ne sont pas comblés au Plan des effectifs médicaux pour la région de Sherbrooke.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Ce sont 28 médecins psychiatres qui travaillent maintenant dans les deux établissements du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et un 29e s'ajoutera à l'équipe de la psychiatrie adulte dès le début de l'automne.

Presque à pareille date l'an dernier, La Tribune dévoilait qu'il ne restait plus que 25 psychiatres après que six médecins aient quitté l'établissement en moins d'un an.

« La dernière année nous a permis d'avoir de nouvelles embauches. Un psychiatre s'est joint à notre équipe en mai, un autre arrivera au mois d'octobre. Nous avons une arrivée officielle pour 2018 et deux autres qui sont probables », explique le directeur du département de psychiatrie, le Dr Jean-François Trudel.

« La situation reprend du mieux, graduellement. Je suis sûr que d'ici un an ou deux, nous aurons réussi à pourvoir les 33 postes prévus à notre PEM (plan des effectifs médicaux) », ajoute le psychiatre.

L'arrivée de nouvelles ressources permettra de rajeunir une équipe de médecins qui se faisait vieillissante.

« À une certaine époque, nous avons eu un vieillissement plus important. Plusieurs départs sont prévus au cours des prochaines années. Il nous faudra ensuite travailler à combler ces départs », explique-t-il.

Quand les six psychiatres ont quitté le bateau en 2016, ce sont principalement les services externes qui se trouvaient sur la sellette : verrait-on les listes d'attente exploser ? Des patients se retrouvaient-ils sans suivi ?

« Nos listes d'attente sont très raisonnables, nous sommes presque à jour. Bien sûr, la demande varie aussi en fonction de l'offre : quand les médecins de famille savent que le service est plus difficile d'accès, il arrive qu'ils ne demandent pas de consultation et prennent leurs patients en charge. Cependant, quand plusieurs psychiatres sont partis, d'autres ont consacré une partie plus importante de leur pratique aux services externes pour que l'on continue de bien desservir cette clientèle. La consolidation de nos services en externe sera tout de même un enjeu de la prochaine année », illustre le Dr Trudel.

Urgence achalandée

L'urgence de santé mentale à l'Hôtel-Dieu a fait la manchette à plusieurs reprises ces dernières années à cause de ses débordements.

« On fait environ 3000 consultations par année à l'urgence de santé mentale, ça veut dire de 8 à 10 patients par jour en moyenne. On réussit à répondre à la demande. C'est vrai qu'il y a des périodes de congestion. Parfois, nous avons besoin de lits à l'hôpital et il n'y en a pas. Les patients doivent patienter 24 ou 48 heures à l'urgence. Mais il y a des projets en cours pour améliorer les délais... » fait savoir le directeur du département de psychiatrie.

S'il y a encore des postes à combler en psychiatrie adulte, les choses vont mieux du côté de la psychiatrie pour les enfants et celle pour les personnes âgées.

En effet, du côté de la pédopsychiatrie, il y a actuellement six postes comblés et un septième pédopsychiatre arrivera à l'automne. Il ne restera qu'un seul poste sans titulaire.

Pour la gérontopsychiatrie, trois des quatre postes sont actuellement comblés et un nouveau psychiatre arrivera vers la fin de 2018 pour compléter l'équipe.




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