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Station d'épuration des eaux : E2Metrix testera une technologie innovante

Mohamed Laaroussi, directeur général de E2Metrix, est fier... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Mohamed Laaroussi, directeur général de E2Metrix, est fier d'annoncer la mise en place d'une période de validation d'une technologie développée par son entreprise visant les systèmes de traitement des eaux usées. Dans ses mains, il tient deux bocaux : à gauche, de l'eau non filtrée et à droite, de l'eau filtrée par la technologie développée par E2Metrix.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(Sherbrooke) Sherbrooke réduira sa quantité de boues à enfouir provenant de sa station d'épuration des eaux, en plus d'en revaloriser une importante quantité grâce à une technologie innovante développée par l'entreprise E2Metrix.

L'entreprise sherbrookoise, Sherbrooke Innopole, le maire Bernard Sévigny, ainsi que la députée Marie-Claude Bibeau et le secrétaire parlementaire David Lametti ont annoncé vendredi des investissements de 6 M$ dans E2Metrix pour la mise en place d'une période de validation de cette nouvelle technologie visant les systèmes de traitement des eaux usées.

Ce projet de validation s'échelonnera sur deux ans et se concrétisera avec la station d'épuration des eaux de la ville de Sherbrooke.

« La méthode d'électrocoagulation innovante développée par E2Metrix permet de réduire considérablement les concentrations de phosphore et d'ammoniaque sans recourir à des coagulants chimiques, ce qui entraîne une réduction des quantités de boues à enfouir, puisqu'une partie des résidus est revalorisée », explique Mohamed Laaroussi, président et directeur général de E2Metrix.

« En gros, ça ressemble à une laveuse à laver l'eau, sans détergent ni produits chimiques », vulgarise simplement l'entrepreneur.

La technologie se développe simultanément sur deux axes.

« En amont du traitement des eaux, l'axe 1 va démontrer que nous pouvons récupérer le phosphore, un contaminant mais également un engrais essentiel, et du même coup réduire la quantité de boues produites. C'est un parfait exemple de l'adage "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".

« L'axe 2 vise à éliminer les contaminants, les micro-organismes pathogènes ainsi que les produits nocifs pour la santé humaine (hormones, perturbateurs endocriniens, etc.) qui subsistent dans l'eau », poursuit M. Laaroussi.

Le jumelage avec la station d'épuration des eaux de Sherbrooke permettra à E2Metrix de valider l'efficacité de ses solutions dans un environnement à fort volume de traitement d'eaux usées, en plus de compléter les technologies de la station d'épuration afin d'atteindre des plus hauts standards.

Le projet entraînera la consolidation de sept emplois directs et d'une vingtaine d'emplois indirects chez les partenaires locaux, de même que la création de huit nouveaux postes à temps plein au sein de l'entreprise.

Fort potentiel d'exportation

Au Canada, de nombreuses usines municipales de traitement des eaux usées fonctionnent à la limite de leurs capacités en raison d'une forte croissance de la population et du manque d'investissement dans les infrastructures. Comme les organismes de réglementation canadiens ont imposé des limites plus strictes pour le rejet de ces contaminants, les municipalités mettent actuellement en oeuvre des systèmes de traitement tertiaire.

« On va être une première mondiale! On a déjà des gens de l'international qui veulent venir ici pour voir les installations, mais je leur dis d'attendre puisque nous commençons nos validations pour un aussi gros volume. Mais il n'y a aucun doute que notre technologie pourrait être implantée ailleurs par la suite », souligne M. Laaroussi.

Les coûts totaux nécessaires à la réalisation du projet, incluant le matériel et la main d'oeuvre, sont estimés à 6,1 M$. Outre le gouvernement du Canada qui financera à hauteur de 2 M$, une partie des investissements proviendront de Sherbrooke Innopole et Desjardins Capital de risque, à hauteur de 100 000 $ et 1,25 M$. Des promoteurs privés participent également à cette ronde de financement.

La ministre fédérale Marie-Claude Bibeau a profité de la conférence de presse de vendredi pour annoncer des investissements de 5,7 M$ dans deux autres entreprises québécoises oeuvrant dans le secteur des technologies propres, soit 3,9 M$ pour l'entreprise Les Mines Magpie de Montréal et 1,8 M$ à la compagnie Les Systèmes FlyScan, de Québec. L'ensemble des investissements fédérales proviennent du programme Technologies du développement durable du Canada.




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