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Patient tué à Argyll : la veuve soulagée de connaître la vérité

Serge-André Guérin est décédé le 3 octobre dernier... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Serge-André Guérin est décédé le 3 octobre dernier au CHSLD Argyll. Sa conjointe Jeannette Rousseau est soulagée de connaître enfin la vérité sur les circonstances entourant sa mort violente.

Archives La Tribune, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Jeannette Rousseau est soulagée de connaître la vérité : son mari Serge-André Guérin, décédé le 3 octobre dernier au CHSLD Argyll, dormait lorsqu'il a été agressé. C'est dans La Tribune qu'elle a appris ce fait, que ne lui avait jamais révélé la direction du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

C'est en lisant La Tribune que Jeannette Rousseau... (Photo tirée de Facebook) - image 1.0

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C'est en lisant La Tribune que Jeannette Rousseau a appris les circonstances entourant le décès de son conjoint au CHSLD Argyll, le 3 octobre dernier.

Photo tirée de Facebook

« Il était toujours question d'une altercation. Mais pour moi, c'était clair que c'était un assassinat et que mon mari ne s'était pas battu. Ce n'était pas un homme violent. Quand j'ai su qu'il dormait au moment où il a été agressé, je me suis sentie soulagée de connaître enfin la vérité », explique Jeannette Rousseau, qui a alors perdu son conjoint des 30 dernières années.

« Mes petits-enfants ne comprenaient pas que papi se soit battu. Ça n'avait aucun sens », déplore Mme Rousseau.

« La famille s'est vraiment sentie soulagée de connaître enfin la vérité », ajoute-t-elle.

La dame n'exclut pas la possibilité de poursuivre l'établissement de santé dans ce dossier.

Le soir du drame, Jeannette Rousseau a reçu un appel pour lui demander de venir rapidement au CHSLD où « l'état de son mari était en train de se dégrader ». À son arrivée, un gardien de sécurité l'a escortée jusqu'au poste des infirmières de l'unité où se trouvait son mari. « Je lui ai dit que je connaissais le chemin, mais il a insisté. À mon arrivée au poste, j'ai dit : ''Dites-moi pas qu'il est mort''. J'ai regardé l'infirmière dans les yeux et c'est là que j'ai compris qu'il était mort avant que j'arrive... » se souvient-elle avec émotions.

« On m'a amenée dans sa chambre. La porte était fermée. Ce soir-là, on m'a dit qu'il était peut-être tombé de son lit. À le voir, je savais que c'était impossible », soutient-elle.

«Il y a eu des améliorations, mais je sais qu'il en reste encore beaucoup à mettre en application...»


Dans les mois suivants, elle a rencontré la direction pour leur faire des recommandations pour améliorer le travail sur son étage du CHSLD.

« Sur les 23 recommandations que le CHSLD a sorties de son rapport, il y en a plusieurs que j'avais soulevées, comme l'installation de caméras supplémentaires sur l'étage », dit Mme Rousseau.

Selon elle, il manquait du personnel sur l'étage le soir où son mari a trouvé la mort.

S'inquiète-t-elle pour la sécurité des autres résidents qui habitent aujourd'hui sur le même étage que celui où logeait son défunt mari? « Il y a eu des améliorations, mais je sais qu'il en reste encore beaucoup à mettre en application... » répond-elle simplement.

Rappelons que certains documents obtenus par La Tribune en vertu de la Loi sur l'accès à l'information ont permis de faire une certaine lumière sur les événements survenus le soir du 3 octobre. Dans ces documents, on apprend que l'événement est survenu à 22 h 09. La victime de l'agression dormait dans sa chambre au moment des faits. L'entrée de l'agresseur dans sa chambre a été filmée par les caméras de surveillance. Le personnel est intervenu huit minutes plus tard. La victime n'était pas morte à ce moment. Le médecin de garde a été rapidement appelé et a constaté le décès à son arrivée environ 30 minutes après l'événement.

Avant minuit, le médecin de garde avait déjà soulevé la question à savoir si une enquête s'avérait nécessaire et si le coroner devait être avisé. Malgré cela, ce n'est que le lendemain matin que le Service de police de Sherbrooke a été appelé.

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS ne souhaite pas dévoiler son rapport, parce que l'enquête a été menée par un « comité ad hoc sur un événement sentinelle », ce qui garantit la confidentialité de son rapport.




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