Clinique médicale : East Angus espère des solutions en septembre

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Ça fait maintenant un an que la Clinique médicale d'East Angus a fermé ses portes et que les résidents de l'endroit n'ont donc plus accès à un service de sans rendez-vous.

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(SHERBROOKE) Ça fait maintenant un an que la Clinique médicale d'East Angus a fermé ses portes et que les résidents de l'endroit n'ont donc plus accès à un service de sans rendez-vous. Quelque 20 000 personnes avaient ainsi perdu leur médecin de famille. « Nous avons hâte que les choses bougent. Nous sommes supposés avoir des réponses du CIUSSS de l'Estrie-CHUS en septembre et nous serons patients jusque-là », explique la mairesse d'East Angus Lyne Boulanger.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux a annoncé plus tôt cette semaine qu'un jeune médecin pourrait exercer au Centre de santé de la vallée de Massawippi à Ayer's Cliff en vertu d'une exemption qui lui permet de pratiquer sans pénalités, malgré le fait que le plan régional d'effectifs médicaux (PREM) de la région soit déjà complet.

La mairesse a-t-elle sursauté en apprenant cette nouvelle? Les besoins sont-ils moins criants à East Angus qu'à Ayer's Cliff?

« Premièrement, je me réjouis pour Ayer's Cliff. Dans un deuxième temps, j'espère qu'on ne sera pas oubliés par nos dirigeants. Je me dois de leur faire confiance », dit la mairesse.

Peut-être, avance-t-elle, que la situation a été plus facile à gérer à Ayer's Cliff étant donné qu'un médecin avait fait part de son intérêt à exercer à cet endroit. Ce n'est pas le cas à East Angus.

« Nous, nous avons demandé à être desservis par des ressources existantes : il y a des médecins à Weedon et à Cookshire-Eaton. On aimerait qu'ils viennent aussi travailler dans notre ville », dit Mme Boulanger.

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS travaille également sur un dépliant qui explique aux résidents d'East Angus où consulter et quelles démarches effectuer lorsqu'ils n'ont pas de médecin de famille.

Rappelons que 20 000 patients se sont retrouvés sans médecin lorsque la Clinique médicale d'East Angus a dû fermer ses portes à la suite des départs à la retraite des omnipraticiens de l'endroit. Le Guichet d'accès aux médecins de famille aurait cependant permis à plusieurs patients de se trouver un nouveau médecin. « Il semble que la liste d'attente chemine bien », soutient la mairesse.

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Richard Violette.

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Clinique d'Ayer's Cliff : L'objectif des 2200 membres en vue

Le Centre de santé de la vallée de Massawippi (CSVM) est en meilleure posture pour atteindre la rentabilité avec la venue prochaine d'un deuxième médecin. L'objectif des 2200 membres est en vue.

C'est la prétention du président du conseil d'administration de la clinique d'Ayer's Cliff, Richard Violette, maintenant que le CSVM a recruté un médecin supplémentaire.

« Pour que la clinique soit viable, nous devons atteindre les 2200 membres. Nous en comptons actuellement 1700. Depuis un mois, nous en avons recruté 125 nouveaux et il y en a 150 en attente », évalue M. Violette.

« Avec un médecin supplémentaire, nous pensons que les gens vont vouloir adhérer. Le modèle coopératif fonctionne. En deux ans, nous avons donné des services à 8500 personnes différentes, membres et non membres. »

Le CSVM accueillera une jeune médecin fraichement diplômée de l'université. Il s'agit d'une femme originaire de Magog, ajoute-t-il, sans dévoiler son nom pour le moment.

Rappelons qu'elle pourra exercer en vertu d'une exemption qui lui permet de pratiquer sans pénalités, malgré le plan d'effectifs médicaux de la région qui est déjà complet.

Récemment, la coopérative de santé avait manifesté au gouvernement du Québec son besoin d'engager un second médecin pour mieux assurer les services à la communauté composée majoritairement d'anglophones résidant en milieu rural. Les services d'un médecin supplémentaire étaient devenus impératifs pour permettre à la coopérative d'augmenter son nombre de membres et ainsi consolider sa situation financière.

« Nous évaluons que 75 pour cent des visites sont des consultations auprès d'une infirmière, comme des prises de sang ou des changements de pansement », explique Richard Violette. « Notre clinique est reconnue pour faire beaucoup de prévention en santé. Mais la présence d'un médecin, c'est comme rassurant pour le patient en cas de besoin. Plusieurs personnes voulaient devenir membres si nous avions un médecin supplémentaire. »

M. Violette reconnaît que Québec a été rapide pour faire avancer le dossier.




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