Victoire de l'UdeS: une fiabilité près d'une moto de production

L'équipe de l'UdeS a défendu son titre sur... (Photo eMotoRacing Varsity Challenge)

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L'équipe de l'UdeS a défendu son titre sur la piste du New Jersey Motorsports Park contre celle de Virginia Tech et de Rochester Institute of Technology,

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(SHERBROOKE) Avec une fiabilité qui se rapproche d'une moto de production, l'équipe de la moto électrique de l'Université de Sherbrooke (EMUS) a remporté le eMotoRacing Varsity Challenge pour une deuxième année consécutive.

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Samuel Proulx

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Le eMotoRacing Varsity Challenge a eu lieu la fin de semaine dernière, à Millville au New Jersey. Les futurs ingénieurs de l'UdeS ont apporté des changements à la batterie, ce qui a grandement contribué à la fiabilité du bolide, soutient le pilote Samuel Proulx.

« À force d'ajustements, j'ai pu gagner sept secondes au tour avec comme meilleur temps, 01 : 44 au tour. Nous nous approchons grandement des temps répertoriés sur les motos de course conventionnelles », raconte le pilote Samuel Proulx.

Les Sherbrookois ont défendu leur titre sur la piste du New Jersey Motorsports Park contre seulement deux équipes, soit Virginia Tech et Rochester Institute of Technology, puisque quatre des sept équipes inscrites ne se sont pas présentées en raison de problèmes de fiabilité sur leur véhicule.

On attribue la victoire à la fois au talent de son pilote, mais également à la fiabilité de la moto. «Fiabilité, fiabilité et encore fiabilité», martèle Félix-Antoine LeBel, chef de la délégation et doctorant en génie électrique.

Virginia Tech détenait un avantage au niveau de la performance dans les premiers tours, mais l'EMUS comptait sur une machine plus fiable. « Notre expérience de 2016 nous enseigne qu'on ne peut pas se présenter avec un nouveau prototype sans l'avoir testé et avoir espoir de gagner comme Virginia Tech a essayé de le faire », commente le chef de la délégation sherbrookoise.

Dans un communiqué de presse, on mentionne que Virginia Tech a voulu «jouer le tout pour le tout» sans faire beaucoup d'essais, alors qu'EMUS a pris le risque d'avoir des problèmes mécaniques en procédant à des essais. Le radiateur du bolide sherbrookois était six fois plus gros que celui de leur principal rival, ce qui leur a permis de maintenir la cadence malgré la chaleur, ajoute-t-on.

EMUS a remporté les deux courses de l'épreuve 2017 sur un bolide deux fois plus puissant que celui présenté l'an dernier. À cet égard, le prototype de conception originale de l'UdeS peut atteindre une vitesse maximale de 250 km/h grâce à un moteur de près de 215 hp. En ce moment, EMUS est en mesure d'atteindre 120 hp, précise-t-on.

« C'est un des aspects qu'il faudra améliorer, une meilleure programmation de la machine », soutient l'ingénieur Félix-Antoine Lebel. Le châssis monocoque d'aluminium d'inspiration aéronautique contient une batterie Li-ion de 15 kWh, ce qui lui donne une autonomie de plus de 150 km sur une seule charge.

Fort de cette victoire, EMUS souhaite continuer d'améliorer sa moto électrique afin de devancer d'autres équipes universitaires et professionnelles également. L'équipe se lancera sous peu dans la conception et la fabrication d'un second prototype pour 2018.




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