Meurtre d'Isabelle Bolduc : Bainbridge reste incarcéré

Le père d'Isabelle Bolduc, Marcel Bolduc.... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Le père d'Isabelle Bolduc, Marcel Bolduc.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(Laval) Le risque que le meurtrier d'Isabelle Bolduc représente n'est pas assumable pour la société. Maintenant âgé de 46 ans, Jean-Paul Bainbridge s'est vu refuser, mardi, une permission de sortie avec escorte à la suite de son audition devant la Commission nationale des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

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Jean-Paul Bainbridge

Après avoir entendu Bainbridge, son avocate, et pris connaissance des détails de son parcours carcéral des 20 dernières années par son agent de libération conditionnelle, les commissaires ont déterminé que Bainbridge n'était pas encore rendu au stade d'une remise en liberté, même avec escorte.

« Ce n'est pas sur le risque, mais sur le caractère souhaitable que notre décision est basée », a précisé l'un des commissaires.

Jean-Paul Bainbridge, qui est maintenant détenu au Centre fédéral de formation de Laval, un pénitencier à sécurité minimale, a effectué un grand cheminement depuis le début de son incarcération.

« L'extrême gravité de vos délits, parmi les pires du code criminel, font en sorte que l'on s'attend à des progrès significatifs. Il vous reste cependant beaucoup de travail à accomplir », estime la CLCC.

En compagnie de Marcel Blanchette et Guy Labonté, Bainbridge avait enlevé, séquestré, abusé sexuellement et assassiné Isabelle Bolduc en juin 1996 dans le secteur de Fleurimont.

Le récidiviste Bainbridge avait écopé de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans. 

« Les commissaires en sont venus à la conclusion qu'ils devaient arriver. Il le dit lui-même, il a encore besoin d'encadrement », signale le père d'Isabelle Bolduc, Marcel, qui assistait à l'audience en compagnie de sa fille Julie.

L'autre individu condamné à la prison à vie, Marcel Blanchette, sera admissible à une libération conditionnelle en 2022 s'il en fait la demande. 

Quant à Guy Labonté, il a été libéré en 2002 après avoir purgé toute sa peine de prison pour son implication dans le meurtre d'Isabelle Bolduc.

Il est retourné en prison à plusieurs reprises pour des délits de diverses natures, dont en 2007 pour une affaire de menaces de mort envers une fonctionnaire. Il demeure maintenant dans la région de Thetford Mines. 

Blanchette et Labonté se trouvaient en libération conditionnelle le 30 juin 1996 lorsqu'ils ont commis le meurtre crapuleux d'Isabelle Bolduc.




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