• La Tribune > 
  • Actualités 
  • > Inconduites sexuelles dans l'armée: un centre d'appel 24 heures sur 24 

Inconduites sexuelles dans l'armée: un centre d'appel 24 heures sur 24

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Ottawa

Le centre d'intervention sur l'inconduite sexuelle de l'armée s'apprête à rendre sa ligne d'appel accessible à toute heure, malgré qu'il ait été complexe, a reconnu sa nouvelle directrice générale, de trouver et de maintenir suffisamment de personnel.

Le centre d'appel avait ouvert en septembre 2015 sous la recommandation de l'ancienne juge de la Cour suprême Marie Deschamps, après qu'elle eut levé le voile sur une «culture sexualisée» à un haut niveau au sein des Forces armées canadiennes (FAC). Les inquiétudes au sujet des heures d'ouverture limitées du centre avaient fait surface dès le début.

Le centre reçoit environ 10 appels en dehors des heures d'ouverture chaque mois, avaient dit les responsables, ajoutant avoir reçu 625 appels provenant de 410 personnes durant les heures de service de l'année dernière en entier.

Or, Denise Preston, qui a pris les rênes du centre le mois dernier, a indiqué que les heures d'ouverture seront finalement étendues.

Pouvoir offrir un service disponible 24 heures sur 24 est «une priorité immédiate», a dit Mme Preston en entrevue. Interrogée à savoir pourquoi établir un service en continu avait pris autant de temps, elle a répondu qu'une «foule de questions ont dû être résolues».

Seize civils font partie de l'équipe d'intervention du centre, dont six conseillers principaux et deux hauts conseillers. Ils répondent aux appels téléphoniques dans une portion du centre qui les sépare du reste de l'équipe.

Les conseillers donnent de l'information sur les services du centre et sur la façon de rapporter un incident à la police, en plus de fournir du soutien en moment de crise à des personnes qui viennent d'être victimes d'un crime de nature sexuelle.

Depuis l'entrée en activité du centre, la police militaire a ouvert 55 enquêtes sur des crimes sexuels allégués, selon les responsables en matière de défense.

L'accusation d'agression sexuelle déposée contre le caporal Regis Tremblay, basé à Valcartier, annoncée vendredi, découle d'un appel au centre d'intervention en février 2016, a affirmé un porte-parole de la police militaire, le lieutenant de la marine Blake Patterson.

Malgré ce succès, Mme Preston relève que le centre, qui a un budget annuel de 2,2 millions $, a vu partir plusieurs de ses conseillers alors qu'ils optaient pour d'autres emplois leur offrant de meilleures occasions ou des heures plus régulières.

Le centre a donc dû embaucher des conseillers qui ont une formation universitaire moins poussée. Mme Preston, une psychologue agréée, a toutefois précisé qu'elle met sur pied un programme de formation et d'orientation «rigoureux».




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer