La moitié du budget pour le vélo au Mont-Bellevue

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Sélection en vélo de montagne pour les Jeux du Canadapatrick chartrandPhoto Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Le projet de construction de pistes de « flow ride/free ride » au mont Bellevue a été modifié. Seulement la moitié, ou un peu plus, des 232 000 $ budgétés en décembre pour ces pistes de vélo sera effectivement affectée aux infrastructures de ce sport. L'autre moitié devrait être distribuée aux organismes utilisateurs de la montagne.

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Vincent Boutin

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Quels seront les plans des pistes de vélo? À quelles fins sera dépensée l'autre moitié de la somme réservée? Les réponses devaient être présentées au public une fois que tous les organismes concernés avaient été rencontrés par la Ville. Le président du comité du sport et du plein air, Vincent Boutin, espérait que toutes les rencontres soient terminées pour le 15 mai.

« Nous avons remis la séance d'information à l'automne, vers le mois de septembre, avant les élections. Nous voyions que nous n'étions pas prêts avant l'été. Cet automne, nous pourrons présenter les membres du Regroupement du parc du Mont-Bellevue (RPMB) (NDLR : l'organisme gestionnaire de la montagne), dévoiler qui est le nouveau directeur général et prendre le pouls de la population à propos du fonds de diversification des activités du mont Bellevue. Ça se veut une soirée de réflexion pour savoir où les gens veulent aller avec ce montant. »

Initialement, la Ville souhaitait dégager 302 000 $ pour construire une piste de vélo et de patinage de descente extrême. Devant l'inconfort des élus et de la population, la portion du patin a été retirée.

La Ville contribue au budget à hauteur de 175 000 $. Destination Sherbrooke, qui voyait un potentiel touristique limité au projet, avait transféré 57 000 $ de ses coffres vers ceux de la Ville. « Parce que le projet sera diversifié, nous retournerons 20 000 $ à Destination Sherbrooke », précise Vincent Boutin.

La nouvelle somme totale disponible tourne donc autour de 210 000 $. À l'origine, tant dans le libellé inscrit au programme triennal de dépenses municipales en immobilisation que dans le discours du maire à propos du budget, l'ensemble de la somme semblait consacré au projet de vélo exclusivement.

En deux phases

Le projet de vélo sera maintenant réalisé en deux phases. La Ville a d'ailleurs fait le point sur ces travaux au début juillet avec les élus. « Nous procéderons aux travaux qui visent l'apprentissage des débutants et des intermédiaires cette année. Pour le flow ride/free ride, ça ira à l'an prochain. Nous trouvions que pour une année, c'était un peu gros de tout faire. »

Pour réaliser une économie d'échelle, la Ville éliminera une butte de roc qui rendait l'accès au télésiège difficile pour les enfants, et réutilisera le matériel dans les pistes à construire.

Les travaux effectués cette année sont évalués à 70 000 $, mais la Ville espère toujours qu'ils coûtent moins cher. Ceux de l'an prochain devraient avoir la même ampleur. « Le tracé pour l'an prochain doit encore être travaillé. Puisqu'il n'y a plus l'enjeu du patin, on peut être plus flexible dans le trajet. Nous avions établi le budget en fonction de notre expérience passée, mais en discutant avec le club de vélo, nous avons revu nos prévisions à la baisse. »

Vincent Boutin rapporte que le conseil semble en être arrivé à un consensus sur cette nouvelle proposition.

Les sommes remises aux organismes pourraient-elles permettre le retour du projet de patinage de descente extrême, abandonné notamment en raison des coûts qu'il aurait engendrés?

« Je n'ai pas entendu parler du patin. Mes collègues avaient soulevé au conseil que les autres organismes devaient profiter d'un levier pour financer des infrastructures dont ils ont besoin sur la montagne. C'est une belle façon d'inviter les organismes à travailler ensemble et à développer une vision commune. Dans mon cheminement, je me tourne davantage vers les utilisateurs avec le RPMB que vers une descente pour le patin. »

Bruno Vachon cherche à se faire rassurant. « Nous ne visons pas à inventer des projets sur la montagne pour dépenser les sommes résiduelles. Il y a déjà des dizaines de suggestions qui attendent du financement. Nous avions dit que nous irions consulter le RPMB et nous lançons le message que nous sommes prêts à l'écouter. »

M. Vachon indique que le projet de vélo n'a pas été sacrifié pour libérer des sommes. « Ce que j'ai comme information, c'est que la piste atteint nos objectifs. »

Le conseiller Jean-François Rouleau, qui s'est montré très critique depuis la proposition de construire une piste de patinage de descente extrême, n'a pas voulu commenter le dossier.

«Ce budget-là est plus honnête»

Le montant alloué au vélo au mont Bellevue a beau passer de 232 000 $ à 140 000 $, le président du club Dalbix, Luc Dugal, ne montre pas le moindre signe de déception. Dès le départ, M. Dugal avait prévenu que le montant alloué était trop élevé.

« Nous avons tellement été surpris quand nous avons vu le montant que la Ville voulait nous octroyer. Dans le passé, il fallait travailler fort pour avoir des fonds et nous voulions montrer que nous aussi nous investissions dans les pistes. Quand il a fallu 40 000 $ pour remettre les pistes à niveau, nous en avons injecté 20 000 $ nous-mêmes », commente M. Dugal.

Le président du club Dalbix n'hésite pas à le dire, les 232 000 $ paraissaient « démesurés ». Nous étions hypercontents, mais c'est comme s'ils avaient monté un mauvais budget pour la piste de descente. Nous avions dit que nous voulions trois ponts et ils se sont basés sur le prix d'un pont construit pour les Jeux du Canada. »

Pour l'événement de 2013, l'infrastructure avait coûté 80 000 $. La Ville aurait donc multiplié le montant par trois dans ses projections. « Pour nos besoins, nous leur avons dit que chacun des ponts coûterait environ 15 000 $. J'ai bien vu que le montant était exagéré. Je leur ai dit que ça ne coûterait jamais 232 000 $. »

Luc Dugal n'a donc pas l'impression de s'en faire passer une en voyant le budget ramené à 140 000 $. « Surtout, ce n'est pas la dernière fois qu'ils investissent dans la montagne. Je ne le vois pas comme une fin. Dans les deux prochaines années, si nous utilisons tout l'argent qui nous est consacré, nous ferons vraiment de belles choses. Nous comprenons que les fonds ne soient pas juste pour nous. Ce budget-là est beaucoup plus honnête et je suis plus à l'aise même s'il est plus bas. »

Enfin, au sujet de la piste de Sainte-Adèle, qui a coûté environ 40 000 $, M. Dugal dit que les conditions de pratique du sport sont différentes à Sherbrooke. « Ici, la montagne se désagrège plus facilement. Il faut que les pistes soient bien couvertes. Ça coûte environ 20 000 $ pour aménager un kilomètre. »

Le club Dalbix compte environ 450 membres.




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