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Le RPHL craint une autre vague de logements laissés en piteux état

Le Regroupement des Propriétaires d'habitations locatives (RPHL) craint une... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Le Regroupement des Propriétaires d'habitations locatives (RPHL) craint une autre vague de logements laissés dans un état lamentable pendant cette haute saison des déménagements.

Devant le nombre de déménagements qui ont déjà débuté et les saletés déjà recensées avant le grand blitz des déménagements, l'organisme déplore «le chemin de croix» que les propriétaires devront suivre pour être dédommagés. Les propriétaires d'appartements saccagés devront patienter deux ans avant d'être entendus par la Régie du logement, déclare la RPHL.

«Il est malheureux de voir qu'en 2017, des locataires saccageurs ne subissent aucune conséquence de leurs mauvais actes et que des propriétaires soucieux de leur immeuble et de leurs locataires assument des pertes financières chaque année», selon Martin Messier, président du RPHL.

«De plus, un logement laissé sale ou saccagé a des impacts aussi sur les nouveaux locataires du logement.»

30 pour cent dans un état lamentable

Le RPHL estime que la moitié des logements sont laissés sales et que 30 pour cent sont dans un état lamentable. On signale des fenêtres noires de saletés, des cuisines et des salles de bain souillées, des électroménagers nécessitant un nettoyage avec un produit dégraissant et des meubles abandonnés. Le propriétaire doit aussi sortir les déchets, réparer les trous dans les murs, les portes arrachées, repeindre et tout cela en quelques heures.

Le propriétaire confronté à une situation semblable subit un choc et doit engager les démarches de nettoyage et de réparation. Son nouveau locataire est déjà à la porte avec ses boîtes et le camion de déménagement, souligne le RPHL.

«Ce n'est pas le temps de prendre des vacances ni à comment ils vont assumer toutes ces pertes financières. C'est le temps de remettre en état pour ne pas perdre son nouveau locataire et minimiser ses dépenses imprévues», ajoute M. Messier.

Un dépôt de garantie réclamé

Le propriétaire devra retracer le locataire afin d'ouvrir son dossier à la Régie du logement, payer les frais et engager le temps requis pour faire la demande. Au bout de plusieurs années de poursuites judiciaires entamées et un logement saccagé, le propriétaire doit encore défrayer des sommes pour retrouver et collecter le locataire s'il est solvable, déplore l'organisme qui défend les droits et intérêts des propriétaires de logements locatifs de l'Estrie et de la Haute-Yamaska.

La RPHL réclame à nouveau qu'on puisse permettre au propriétaire de prendre un dépôt de garantie à la signature du bail.




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