« Cette prison mérite d'être vue par les touristes »

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Selon la conseillère Annie Godbout, « quand on se trouve dans la cour extérieur [dela prison Winter], on n'a pas l'impression d'être à Sherbrooke.»

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(SHERBROOKE) Le temps agit comme le plus grand ennemi de la prison Winter. Le directeur de la Société d'histoire de Sherbrooke, Michel Harnois, l'a bien fait comprendre aux élus qui avaient répondu à son invitation de visiter ce bâtiment historique, la semaine dernière. Six conseillers en sont ressortis avec une nouvelle perception de l'ancien édifice carcéral.

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Annie Godbout

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« C'était fort intéressant de prendre connaissance de la richesse de ce patrimoine. La prison est impressionnante dès qu'on arrive. M. Harnois est un passionné et c'est contagieux. La visite m'a interpellée sur l'avenir de cet endroit-là, m'a éclairée sur l'unicité de l'endroit », commente la conseillère Annie Godbout.

« Quand on se trouve dans la cour extérieure, on n'a pas l'impression d'être à Sherbrooke. Il était important de me déplacer pour bien comprendre de quoi il s'agissait. C'est certain qu'il y a des enjeux par rapport au temps. S'il n'y a pas d'entretien, le bâtiment peut se dégrader de façon importante. Ce serait une perte pour Sherbrooke. »

Mme Godbout estime que la balle est dans le camp de la Société d'histoire et du comité de sauvegarde. « Il faudra pouvoir trouver des partenaires pour financer un projet. »

Chantal L'Espérance ne souhaite pas la disparition de la prison non plus. « Quand le sujet avait été traité au conseil, nous avions donné le signal que le projet présenté était trop coûteux, mais que nous étions ouverts à d'autres idées. D'autres partenaires que la Ville pourraient investir. Pour recommencer les visites de la prison, il faudrait entre 250 000 $ et 300 000 $. Si on veut susciter un intérêt, il faudrait permettre aux gens de visiter. En chargeant des frais, on pourrait dégager un petit surplus. »

«Si quelqu'un de l'extérieur fait les premiers pas, la Ville pourrait embarquer.»


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Chantal L'Espérance

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Mme L'Espérance croit que la prison est un joyau qu'il faut inclure dans l'offre touristique du centre-ville. « Si quelqu'un de l'extérieur fait les premiers pas, la Ville pourrait embarquer. Je serais très déçue si la Ville n'emboîtait pas le pas à d'autres partenaires. Cette prison mérite d'être vue par les touristes. Je souhaite que nous ayons de l'ouverture. »

Michel Harnois s'est dit satisfait de la visite. « J'ai senti une grande écoute. Les élus étaient curieux et contents d'en savoir davantage. Nous avons pu transmettre de l'information sans intermédiaire. Maintenant, ils peuvent se faire une meilleure idée. Mon objectif est atteint. »

Un projet de parcours d'interprétation, de jeux d'évasion et de soirées Meurtre et mystère pourrait voir le jour dans l'ancienne prison. Une étude de marché révèle un marché potentiel de 45 000 visiteurs par année. Pour réaliser les travaux de rénovation et concrétiser le projet, la Société d'histoire aurait besoin de 6,5 M$.




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