Budget de la CSRS : « La tempête est finie »

Le président de la Commission scolaire de la... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Le président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke Gilles Normand et son directeur général André Lamarche ont présenté les grandes lignes du budget équilibré de 2017-2018 qui a été adopté par le Conseil des commissaires mardi soir.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Avec un budget équilibré et une augmentation de service au primaire et au secondaire, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke n'avait que de bonnes nouvelles à offrir en adoptant, mardi soir, son budget pour l'année 2017-2018.

« En fait, c'est la première année depuis cinq ans qu'on ne gère pas de compressions à outrance. Il y a une réinjection, pas majeure, mais c'était le fun de préparer le budget, c'était moins douloureux, lance d'emblée le directeur général André Lamarche. On sort de cinq ans de compressions, 15 millions $, la tempête est finie, et on va maintenant pouvoir réparer le bateau. »

Entre autres faits saillants, le prochain budget de la CSRS passe de 238 millions $ à 255 millions $, incluant des investissements de 5,6 millions $ dans les immobilisations, une hausse de la clientèle et l'indexation des salaires et des autres coûts du système.

Le taux de la taxe scolaire sera majoré légèrement de 0,291 0 $ en 2016-2017 à 0,292 77 $ en 2017-2018. Pour une maison évaluée à 200 000 $, cela représente une augmentation de 0,6 %, soit 3,54 $.

Il y aura également indexation de 2 % des frais de surveillance et d'encadrement du midi, excluant les écoles défavorisées, et de 3 % des frais de stationnement.

Pour une famille de trois enfants, l'augmentation des frais de surveillance est de l'ordre de 9 $, de 467 à 476 $.

La CSRS a choisi d'augmenter les frais de stationnement parce qu'elle vise l'autofinancement de ces infrastructures et elle s'empresse de préciser qu'avec un permis au coût moyen de 200 $, elle reste très compétitive par rapport aux autres institutions publiques de Sherbrooke.

Par ailleurs, il est encore trop tôt pour connaître le nombre de professionnels et d'enseignants qui seront embauchés pour la prochaine année scolaire, découlant des orientations contenues dans le dernier budget du gouvernement Couillard. Le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a promis, rappelons-le, l'embauche de 1500 nouveaux enseignants, professionnels ou employés de soutien dès septembre et 7200 d'ici cinq ans.

Dès la rentrée

« Ces mesures seront très encadrées par le MEES et iront directement dans les écoles, mais ça va paraître tout de suite, dès la rentrée », assure M. Lamarche.

Cela pose toutefois un autre défi pour la CSRS qui compte parmi les commissions scolaires les plus décentralisées au Québec et qui a traversé la tempête des compressions en coupant justement dans l'administration plutôt que dans les écoles, font valoir M. Lamarche et le président de l'organisation Gilles Normand.

« Ç'a toujours été notre ligne de subir les compressions dans l'administration pour ne pas toucher aux services aux élèves », insiste M. Normand, qui estime que le niveau de service dans les écoles a même augmenté en cinq ans.

Mais comme la réinjection promise par Québec ira directement dans les écoles, la CSRS se retrouve en quelque sorte pénalisée par sa saine approche.

« Notre défi réside à retrouver un équilibre pour la commission scolaire dans ce nouveau mode de répartition afin de partager les risques », explique M. Lamarche.

Cette conjoncture permet néanmoins aux deux gestionnaires d'envisager l'avenir avec un nouvel optimisme, d'autant que les signaux semblent meilleurs à Québec et que 2018 sera une année électorale.

« À cause des compressions, ça fait cinq ans qu'on se retient pour faire du développement pédagogique, pour s'assurer de la réussite et de la persévérance des élèves, là on fait le ménage du budget cette année, on est en équilibre, on réinjecte et l'an prochain, annonce André Lamarche, on sera prêt pour des projets plus porteurs comme la commission scolaire l'a toujours fait. »

Notons enfin que la CSRS n'avait pas plus à annoncer, mardi, concernant les investissements qu'elle attend pour cinq écoles de Sherbrooke mais elle a convoqué les médias au gymnase de l'école Pie-X-de-l'Assomption mercredi matin.

Une légère amélioration à la C.S. des Sommets

De nouveaux fonds récemment octroyés par le gouvernement du Québec permettront à la Commission scolaire des Sommets (CSS) d'offrir davantage d'aide aux élèves en difficulté sur son territoire. Malgré cela, la CSS demeurera dans une situation financière quelque peu difficile durant la prochaine année.

La CSS a adopté un budget équilibré de 107 729 111 $ pour 2017-2018. Elle a toutefois été forcée de piger dans son surplus accumulé afin de trouver les 431 492 $ nécessaires pour boucler son budget.

Ce n'est pas la première fois que la CSS est obligée d'utiliser une partie de son surplus accumulé pour rétablir l'équilibre entre ses dépenses et ses revenus en prévision d'une nouvelle année financière.

« On a un manque à gagner au chapitre du fonctionnement. Il faudrait que les compressions que nous avons subies, ces dernières années, soient effacées pour qu'on soit en mesure de ne plus faire appel à notre surplus », affirme la directrice générale de la commission scolaire, Édith Pelletier.

Se chiffrant à plus de 6,5 millions $, les compressions ayant touché la CSS contraindraient souvent les directions d'école à faire preuve de « créativité » dans la gestion des dépenses courantes. « Mais notre situation demeure quand même viable », assure Mme Pelletier.

De l'argent frais

Cela dit, en vue de sa prochaine année financière, la CSS disposera d'une somme additionnelle de 1,6 million $ pour une série de mesures ciblant des clientèles et des problématiques précises.

Grâce à cet argent supplémentaire, cinq postes de psychoéducateurs seront notamment créés. On embauchera également un nouveau spécialiste en orthophonie. Ces embauches permettront d'améliorer la qualité des services proposés aux élèves en difficulté.

Le taux de taxes scolaires en vigueur sur le territoire de la CSS connaîtra une légère diminution, en 2017-2018, et se situera à 0,1843 $ par tranche de 100 $ d'évaluation foncière.

Notons par ailleurs qu'une centaine d'élèves de plus fréquentent désormais les établissements de la commission scolaire. Leur nombre atteint maintenant 8323.




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