Repêchage d'expansion: Luc Gauthier se souvient

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Luc Gauthier, qui a gagné une troisième coupe Stanley avec l'organisation des Penguins de Pittsburgh la semaine dernière, a vécu de près le repêchage d'expansion des Predators de Nashville en 1998 et de bons souvenirs rejailliront mercredi.

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(Sherbrooke) C'était le 26 juin 1998. Le Sherbrookois Luc Gauthier était alors recruteur pour les Predators de Nashville. Ils s'apprêtaient à vivre la journée la plus importante de leur histoire : celle du repêchage d'expansion. Lorsque George McPhee annoncera mercredi les choix des Golden Knights de Vegas, Luc Gauthier se souviendra à quel point l'exercice d'il y a 19 ans était complexe.

En tant que recruteur chez les amateurs, l'employé actuel des Penguins de Pittsburgh suivait de près les activités du département des éclaireurs chez les professionnels.

« Pendant toute une année, ils avaient épié les joueurs de la LNH pour ensuite faire leurs projections en dressant une liste des joueurs qui pourraient ne pas être protégés. David Poile avait tenu des discussions avec tous les autres directeurs généraux tout en élaborant sa stratégie : miser sur la jeunesse en espérant atteindre les plus hauts sommets dans quelques années. »

Parmi les joueurs étoiles repêchés : Uwe Krupp, Al Iafrate et Mike Richter. Trois joueurs qui n'ont jamais porté l'uniforme des Predators. Krupp avait finalement signé à Detroit, Richter à New York et Iafrate a pris sa retraite.

« On avait effectué plusieurs transactions, dont une avec le Canadien de Montréal, qui tenait à garder Peter Popovic en échange de Sébastien Bordeleau et Tomas Vokoun. Il y a beaucoup de jeux de coulisse. Notre but était d'obtenir aussi un maximum de choix au repêchage et grâce aux ententes, on avait lors d'une certaine séance de sélection cinq choix durant les trois premiers tours, dont Shea Weber », se rappelle Luc Gauthier.

Il aura fallu attendre six ans avant de voir les Predators en séries.

« Il y a deux manières de bâtir un club d'expansion. La première, celle des Predators, qui se sont montrés patients pour finalement voir leur équipe connaître une constante progression, allant jusqu'à participer à la finale de la Coupe Stanley cette saison. Ensuite, il y a celle des Panthers de la Floride, qui ont misé sur de bons joueurs expérimentés. Trois ans plus tard, en 1996, ils étaient de la finale de la Coupe Stanley. Mais par la suite, ce fut très difficile », explique le recruteur des Penguins.

Le but des Predators : voir trois joueurs repêchés percer l'alignement chaque saison lors des cinq premières années.

« On a raté notre cible de peu : on retrouvait 14 joueurs sélectionnés par Nashville au lieu de 15 après cinq saisons. Poile misait beaucoup sur les repêchages annuels », affirme Gauthier.

Les morceaux d'un casse-tête

Le directeur général George McPhee connaît une semaine très occupée. Mais il vit présentement le rêve de tous les directeurs généraux : bâtir une équipe à partir de rien.

« Le défi est énorme. McPhee doit placer chaque morceau du casse-tête au bon endroit. Ce n'est vraiment pas évident, mais tellement amusant. Parce que les possibilités sont immenses. Est-ce qu'il y a déjà des ententes? Certainement et on les connaîtra mercredi. »

Selon Gauthier, les Golden Knights pourraient connaître du succès rapidement s'ils le désirent.

« Avec un bon gardien, deux ou trois bons défenseurs, quelques attaquants expérimentés et de bons jeunes joueurs de soutien autour, ils ont d'excellentes chances de bien faire. Et puis reste à voir si le projet de Vegas fonctionnera. Je ne verrais pas pourquoi les Golden Kinghts n'attireraient pas d'amateurs. Ils se trouvent dans une ville réputée pour le spectacle. Si les spectacles à grand déploiement sont populaires, ça devrait être aussi le cas pour les Golden Knights. »

Finalement, de quel oeil les autres organisations voient l'arrivée d'une 31e équipe?

« Toutes les équipes ont accepté ce changement. Les directeurs généraux perdent peut-être un joueur, mais ils sont prêts à ça depuis longtemps. Il s'agit d'une décision d'affaires pour la LNH et cela créera des emplois autant sur la glace qu'au deuxième étage, ce qui est une bonne chose pour la communauté Hockey », conclut le Sherbrookois.




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