Les hôpitaux tourneront au ralenti cet été

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« Nous voulons soutenir nos salles d'urgence », explique Stéphane Tremblay, directeur général adjoint aux programmes santé physique générale et spécialisée au CIUSSS de l'Estrie.

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(Sherbrooke) La période estivale résonne habituellement avec ralentissements dans les centres hospitaliers, et ce sera encore le cas cette année dans les différents établissements du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Les fermetures de lits et de blocs opératoires seront toutefois moins importantes que par les années passées. « Nous voulons soutenir nos salles d'urgence », explique Stéphane Tremblay, directeur général adjoint aux programmes santé physique générale et spécialisée au CIUSSS de l'Estrie.

Pendant l'été, une cinquantaine de lits d'hospitalisation seront fermés à l'Hôpital Fleurimont et à l'Hôtel-Dieu. Cependant, il n'y aura aucune fermeture de lits d'hospitalisation dans les six autres établissements du territoire. « On parle de 50 lits de courte durée sur un total d'environ 800 lits dans tous les hôpitaux du territoire », ajoute le Dr Tremblay.

Les salles d'opération tourneront également au ralenti, comme par les années passées.

Ces fermetures ressemblent à celles des années passées, mais une différence importante s'impose : il n'y aura pas de fermetures de lits supplémentaires pendant les fins de semaine. « Ce modèle ne fonctionnait plus. Il mettait trop de pression sur nos équipes », soutient le directeur général adjoint.

Les différents hôpitaux du territoire ont connu une période hivernale particulièrement éprouvante dans les deux premiers mois de l'année avec des débordements des salles d'urgence d'une ampleur rarement vue et l'ouverture d'une quantité inhabituelle de lits de surcroît dans les CHSLD de l'ensemble du territoire.

Craint-on pareil scénario pour la période estivale alors que l'ensemble du personnel prendra tour à tour ses vacances?

« La demande de soins est moins importante en été, notamment en raison des complications de la grippe et pour la population pédiatrique également, qui consomme beaucoup de service à l'Hôpital Fleurimont », précise Stéphane Tremblay.

Le ralentissement se fera jusqu'au 20 septembre prochain.

Réouverture prévue du 3eA à l'Hôtel-Dieu

Par ailleurs, la fermeture depuis plus de trois ans du département de chirurgie au 3eA de l'Hôtel-Dieu suscite beaucoup de questions à l'interne. En effet, 29 des 690 lits du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) sont fermés depuis février 2014 en raison de la pénurie du personnel infirmier. Ce département était initialement consacré à la chirurgie à l'Hôtel-Dieu.

« Il ne faut pas penser que ce département est cadenassé et que personne n'y a jamais remis les pieds depuis tout ce temps. Ce département est rouvert régulièrement, en fonction des besoins de la clientèle. Il a été ouvert pendant plusieurs semaines en période hivernale », soutient Stéphane Tremblay.

« Nous travaillons sur un plan pour prévoir une réouverture de ce département sous une autre forme, avec une vocation précise. Ça pourrait être dédié à la chirurgie, mais à une clientèle particulière... » laisse entendre Stéphane Tremblay en promettant d'en faire connaître davantage plus tard au cours de l'année.

L'aide médicale à mourir demandée 30 fois en 6 mois

L'aide médicale à mourir continue de s'implanter dans les différents hôpitaux du CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Dans les six derniers mois, 30 personnes ont fait une demande d'aide médicale à mourir, dont 21 ont pu finalement bénéficier de ce soin de fin de vie.

C'est ce qui se dégage du troisième rapport d'activités préliminaires sur les soins de fin de vie transmis mardi lors de la séance ordinaire du conseil d'administration du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

« Le service va de mieux en mieux, les gens s'approprient les outils qui ont été mis en place au cours de la première année », explique Lise Montagne, directrice des soins infirmiers.

Différentes raisons expliquent que neuf personnes aient fait la demande et n'aient pas reçu le soin de vie : certaines personnes n'étaient pas constamment souffrantes, ce qui est un des critères importants, soit elles sont mortes avant la date prévue du soin, soit elles sont devenues inaptes à prendre la décision pendant le processus ou encore, la personne a modifié son choix en cours de route.

Dans les premiers six mois où le service a été offert, de décembre 2015 à juin 2016, 12 personnes avaient reçu le soin. Dans les six mois suivants, 19 ont reçu l'aide médicale à mourir.

« Il y a une légère augmentation, mais on ne parle pas d'une tendance. C'est simplement que le service est mieux connu et nos outils, davantage utilisés », ajoute Mme Montagne.

Il faudra plusieurs années probablement avant que le service soit parfaitement maîtrisé. « Chaque cas est unique. Alors avant qu'on est fait le tour de tous les types de situations cliniques dans tous les centres hospitaliers de la région, ça va prendre plusieurs années. D'où l'importance d'avoir mis en place un groupe interdisciplinaire de soutien, une équipe qui est là pour soutenir les intervenants qui sont près de ceux qui demandaient l'aide médicale à mourir », conclut Mme Montagne.




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