Des centaines de figurants pour le film Junior Majeur

Plusieurs figurants ont afflué au Palais des sports... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Plusieurs figurants ont afflué au Palais des sports samedi pour le tournage du film Junior Majeur.

Spectre Média, Maxime Picard

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Crédit photo : Spectre média : Jessica GarneauJournaliste : Cut Simon Roberge
Simon Roberge
La Tribune

(Sherbrooke) Plusieurs centaines de figurants se sont rendus au Palais des sports samedi pour faire de la figuration dans le film Junior Majeur. Ils ont pu incarner directeurs généraux, recruteurs et membres de la famille de joueurs lors d'une simulation d'un repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Carol Vallée, un résidant de Sherbrooke qui jouait le rôle d'un recruteur, est bien content d'avoir vécu l'expérience.

« C'était drôle parce qu'on sait que tout est arrangé, j'avais juste le goût de rire tout le temps, souligne M. Vallée, qui ne répétera toutefois pas l'expérience. C'est un peu trop long, on a fait la même scène tout l'avant-midi. Mais je suis content de l'avoir vécu, je ne voulais pas manquer ça. »

Daniel Goutin, qui jouait le rôle du directeur général des Oilers d'Edmonton, abonde dans le même sens.

« C'est plaisant, mais c'est long, admet-il. Mais c'est très intéressant de voir comment ça marche dans le monde du cinéma. »

Certains figurants étaient même sur place pour l'amour du hockey. C'est le cas de Julien Côté et Mika Brière qui jouent au hockey juvénile AAA à Magog. Les deux jeunes hommes ont d'ailleurs bien aiwmé le premier volet de la trilogie, le film Pee Wee 3D.

« Le tournage c'est intéressant, mais c'est aussi pour voir à quoi peut ressembler un repêchage de la LNH », lance Julien.

« Ça va être vraiment cool de voir tout le processus du tournage au produit final. C'est un film qui va nous intéresser c'est certain », explique pour sa part Mika.

Le Palais, l'endroit parfait pour tourner

La scène tournée à Sherbrooke est celle du repêchage de la Ligue nationale de hockey, où le personnage principal, joué par Antoine-Olivier Pilon, est repêché par l'une des 30 formations du circuit. Cette scène sera présente à la toute fin du long métrage.

Le Palais des sports était d'ailleurs l'endroit parfait pour simuler le repêchage selon le producteur Christian Larouche.

« Il nous fallait un endroit où il était facile d'enlever les bandes, explique-t-il. Il n'y a pas non plus de colonne, donc ça sera facile pour nous de créer à partir d'effets spéciaux l'aréna de Vancouver. Nous avons regardé beaucoup d'arénas au Québec et le Palais était parfait pour nous. »

Le film suit les mêmes personnages que dans le film Pee Wee 3D, mais l'action se déroule cinq ans plus tard. Les joueurs évoluent donc maintenant dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« Ça brasse un peu plus, confirme Christian Larouche. Il y a des mensonges et de la trahison, mais les bonnes valeurs finissent par prendre le dessus. »

Le producteur est particulièrement fier des scènes de hockey qui seront présentées dans le film, réalisé avec un budget d'un petit peu moins de 7 millions $.

« On a utilisé des caméras sur câble, des drones et on avait même un patineur de vitesse qui tenait une caméra en suivant les joueurs. Les gens auront l'impression d'être sur la glace et verront du hockey comme jamais auparavant. »

La sortie en salle du film Junior Majeur, présenté seulement en 2D cette fois, est prévue pour le 24 novembre.

« Lâchez Montréal ! »

Le film Junior Majeur est l'une des seules productions majeures du cinéma québécois à avoir décidé de tourner à l'extérieur de Québec ou de Montréal. Le film a traîné ses caméras au Saguenay, à Rouyn-Noranda pour finalement boucler le tout à Sherbrooke au courant de la fin de semaine.

« Je voulais donner l'appartenance de mon film aux régions, admet Christian Larouche, producteur. Ce n'est pas un film urbain, on en fait trop. La ville de Québec aurait bien aimé que l'action du film se déroule dans la capitale, mais on tourne beaucoup plus souvent à Québec qu'à Chicoutimi, Rouyn-Noranda ou Sherbrooke. »

Christian Larouche croit que cette appartenance aidera beaucoup le film lors de sa sortie en salle.

« Je pense que les gens vont se dire qu'on est enfin dans le vrai monde. Les gens me disaient de choisir Drummondville ou Victoriaville pour diminuer les coûts, mais je voulais sentir l'éloignement. »

L'acteur Stéphane Demers, qui joue un agent de joueur dans le film, pense lui aussi que les productions québécoises doivent sortir des grands centres plus souvent.

« C'est ce que je déplore en théâtre également, explique-t-il. On a plus la chance de faire de grandes tournées comme avant. »

« Lâchez Montréal, il y a du beau monde ici aussi », déclare pour sa part Carol Vallée qui a participé en tant que figurant au tournage samedi.

La comédienne Manon Ducharme croit elle aussi qu'il n'y a pas assez de tournages à l'extérieur des grands centres. Courtière immobilière de métier, elle a décidé il y a deux ans de tout mettre sur pause pour vivre sa passion, une passion qui l'oblige toutefois à voyager.

« Je dois faire l'aller-retour Sherbrooke Montréal de trois à quatre fois par semaine, souligne-t-elle. Des tournages ici à Sherbrooke peuvent permettre à des gens de se découvrir une passion pour le cinéma. »

« Il y a quelques tournages ici et là à Sherbrooke pour des petits projets, mais c'est assez exceptionnel de voir un projet d'envergure de la sorte, note Jean-Benoît Baron, réalisateur et vidéaste sherbrookois. Malheureusement le cinéma québécois est montréalisé. C'est normal parce que ça coûte cher de sortir à l'extérieur. Mais lorsqu'il y a une chance, c'est bien de sortir pour intéresser les gens au cinéma québécois. »




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