Well inc. : Royer triplera l'espace de ses bureaux

La compagnie Royer, qui installera son centre d'innovation... (Archives, La Tribune)

Agrandir

La compagnie Royer, qui installera son centre d'innovation dans le quartier Well inc., sur le terrain de l'ancien Maysen Pub, savait dès son arrivée à Sherbrooke qu'elle devrait prendre de l'expansion plus tôt que tard.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La compagnie Royer, qui installera son centre d'innovation dans le quartier Well inc., sur le terrain de l'ancien Maysen Pub, savait dès son arrivée à Sherbrooke qu'elle devrait prendre de l'expansion plus tôt que tard. Dans le concept de Well inc., elle a vu l'occasion de s'établir dans un milieu qui cadrait parfaitement avec sa vision.

« Il est important pour nous d'être attrayants pour des jeunes qui sortent de l'université. Les milléniaux recherchent surtout un milieu de vie, alors nous ne voulions pas vraiment nous installer dans un parc industriel. Il était important de rester près du coeur de la Ville. Well inc. a été une belle surprise. La vision était totalement alignée avec celle du centre d'innovation », explique Simon Larochelle, président de l'entreprise.

Royer conçoit, fabrique et commercialise des bottes et des souliers de travail à Lac-Drolet depuis 1934. Son centre d'innovation se trouve sur la rue Belvédère Nord depuis 2011.

À l'origine, Simon Larochelle n'aurait pas envisagé de déménager sur la rue Wellington Sud. Il cherchait par ailleurs à louer des locaux plutôt qu'à en construire. « Pour avoir passé ma jeunesse dans ce coin-là, ce n'est plus comme à l'époque. Mais honnêtement, je n'avais pas regardé de terrains parce que je ne planifiais pas de bâtir. Avec l'annonce du quartier, j'ai vu la possibilité d'un projet différent. J'aime bien la proximité avec les universités, qui sont des pépinières de talent. Il était aussi logique de nous installer dans la grande ville la plus proche de Lac-Drolet. Nous n'avions donc pas regardé ailleurs. »

Royer embauche une quinzaine d'employés et connaît une croissance régulière qui lui permet d'ajouter deux ou trois travailleurs chaque année.

M. Larochelle ne peut, pour le moment, donner plus de détails sur son projet au centre-ville. Il sait néanmoins qu'il triplera l'espace de ses bureaux, passant de 3000 à 10 000 pieds carrés. « Nous considérerons d'avoir une surface locative pour d'autres entreprises. Nous allons certainement regarder pour trouver des partenaires, mais il était d'abord important de sécuriser un lieu. Nous regarderons aussi comment évoluera le projet du consortium, en face de notre terrain. Il serait logique de nous ajuster au chantier d'en face. »

L'expansion de Royer devrait lui permettre de continuer à se renouveler et de poursuivre sa croissance dans le marché américain. « La chaussure est un produit traditionnel, mais il y a beaucoup d'innovation dans les matériaux et dans les façons de construire. Il y a un retour de l'industrie vers l'Amérique du Nord. Les grandes marques veulent fabriquer à proximité de leur marché. Nous devons donc être à l'affût des technologies pour compétitionner le marché chinois. Il faut des jeunes talents, les meilleurs, en ingénierie, en design, parce qu'on se bat contre des gros joueurs cent fois plus gros que nous. Il faut un milieu de vie agréable qui dépasse le cadre du travail. »

Simon Larochelle note que les centres-ville québécois sont loin du dynamisme de ceux de l'Europe pour le moment. « Je souhaite que d'autres entrepreneurs verront le potentiel de notre centre-ville. »




À lire aussi

  • Le terrain du Maysen Pub vendu

    Sherbrooke

    Le terrain du Maysen Pub vendu

    Le terrain laissé vacant par la démolition de l'ancien Maysen Pub, au 37-45, rue Wellington Sud, a trouvé preneur. C'est l'entreprise Royer,... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer