« On donne notre mère fondatrice à l'Église »

Les religieuses des Petites Soeurs de la Sainte-Famille... (La Tribune, Marie-Christine Bouchard)

Agrandir

Les religieuses des Petites Soeurs de la Sainte-Famille se réjouissent que la relique de leur mère fondatrice soit maintenant davantage accessible aux gens du diocèse de Sherbrooke.

La Tribune, Marie-Christine Bouchard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Une grande joie. Et beaucoup d'émotions. Voilà les mots qui décrivent le mieux l'état d'esprit dans lequel se trouvaient les religieuses des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, mercredi, lorsque les restes mortels de leur mère fondatrice ont quitté leur couvert pour aller reposer à la basilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke.

Je ne ressens pas de tristesse. C'est de l'émotion, beaucoup d'émotions. Mère Marie-Léonie était avec nous. Elle nous appartenait. C'était de l'acquis. Maintenant, on la partage. C'est comme si la famille s'agrandissait », souligne tout doucement soeur Madeleine Roy.

La relique de Mère Marie-Léonie Paradis sera maintenant plus facilement accessible aux visiteurs. Elle sera ainsi mieux connue du grand public et cela réjouit les religieuses.

« Mère Marie-Léonie se fait connaître et aimer, c'est extraordinaire », soutient Soeur Marie Paule Carrier.

« Je souhaite que le peuple de Sherbrooke reçoive beaucoup de faveurs grâce à Marie-Léonie », ajoute Élizabeth Paulin.

« Les gens du diocèse vont pouvoir profiter de sa présence. C'est un grand jour. Pour nous, c'est un gros détachement à faire, mais le Seigneur nous aide », ajoute Soeur Aline Boisvert.

« Voir partir la relique de notre mère fondatrice représente un détachement. Au moins, nous allons conserver son coeur dans une chapelle de notre nouvelle maison, ça nous aide beaucoup. Je pense beaucoup aux paroles de soeur Marie-Léonie, qui disait : "il faut se détacher des biens de la Terre". L'événement d'aujourd'hui est un événement positif pour moi, un événement heureux », souligne Marie Paule Carrier.

« J'ai un pincement au coeur, mais la joie domine. On donne notre mère fondatrice à l'Église qu'elle a tant aimé et qu'elle aime encore », ajoute soeur Élizabeth Paulin.

La religieuse devra toutefois apprendre à vivre différemment sa foi, car elle avait l'habitude de se rendre plusieurs fois par jour dans la chapelle où reposait soeur Marie-Léonie. « J'allais même faire du parloir avec elle! Marie-Léonie est pour moi une vraie mère, une personne à qui je peux tout dire, tout confier. C'est une nouvelle présence. Elle est toujours dans notre coeur, elle ne nous a pas laissées à cause de son déménagement », affirme celle qui est entrée dans les ordres en 1958.

Seule la moitié des quelque 180 religieuses des Petites Soeurs de la Sainte-Famille ont pu assister à la cérémonie, car plusieurs sont très âgées ou malades. Leurs consoeurs avaient tout de même tout prévu pour les aider à vivre elles aussi la transition : l'événement était filmé et retransmis en direct.

« Dans l'autobus qui nous a amenées à la cathédrale, nous avons fait une prière. Moi j'ai évoqué toutes nos soeurs décédées. Elles sont maintenant 1300 au ciel, c'est l'oeuvre de Marie-Léonie qui assiste aussi à cette cérémonie de là-haut », souligne Soeur Madeleine Roy.

« Une grande dévotion pour Marie-Léonie »

Lorsqu'il a été frappé par la foudre, Yves Bourassa a vu sa vie changer complètement. « J'aurais pu mourir. J'ai prié, j'ai demandé à Marie-Léonie d'intervenir et j'ai guéri sans séquelle. À partir de là, ma vie a changé, ç'a été un nouveau tournant dans ma vie. Je ressens une grande dévotion pour Mère Marie-Léonie », relate-t-il.

Quelques années plus tard, nouveau pépin : un accident vasculaire cérébral le terrasse. Encore une fois, il prie, il prie et il prie encore et encore Marie-Léonie. Résultat : il s'en sort sans séquelle. Une nouvelle fois.

« Pour moi, c'est un deuxième miracle », s'exclame Yves Bourassa.

Difficile d'expliquer ce qu'il ressent envers cette religieuse qui a changé sa vie, qui est venue le toucher en plein coeur.

«Quand on a la foi, il se passe des choses qui sont difficiles à expliquer. La foi déplace des montagnes », affirme Yves Bourassa, les yeux brillants.

Il tenait à assister au déménagement de la religieuse, mercredi, un moment unique, un moment touchant.

Quelques dizaines de curieux étaient d'ailleurs présents à la maison des Petites Soeurs de la Sainte-Famille lors du départ des restes mortels de Marie-Léonie, et davantage encore se sont pointés à la basilique-cathédrale pour assister à la cérémonie qui a suivi à la basilique-cathédrale.




À lire aussi

  • Marie-Léonie repose à la cathédrale

    Actualités

    Marie-Léonie repose à la cathédrale

    La bienheureuse Marie-Léonie Paradis, mère fondatrice des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, repose maintenant à la basilique-cathédrale... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer