Trop de fautes de français au bureau de Marie-Claude Bibeau

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Une citoyenne de la circonscription de Compton-Stanstead souhaite que l'équipe de la députée libérale et ministre Marie-Claude Bibeau accorde plus d'attention à ses communications écrites.

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(Sherbrooke) Une citoyenne de la circonscription de Compton-Stanstead souhaite que l'équipe de la députée libérale et ministre Marie-Claude Bibeau accorde plus d'attention à ses communications écrites.

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Photo fournie par Micheline Jacques

Micheline Jacques, une retraitée du fédéral habitant le secteur Rock Forest à Sherbrooke, a relevé des fautes de français dans l'édition « printemps 2017 » d'un bulletin faisant état des réalisations de Mme Bibeau et de celles de son gouvernement.

Sa lecture a été interrompue à plusieurs reprises par des fautes de français. « Certains diront qu'une dizaine de fautes dans un texte de quatre pages, ce n'est pas beaucoup, ou encore que ce n'est pas si important », déplore-t-elle à La Tribune.

« À mon avis, c'est trop. Beaucoup trop. Une seule faute est inacceptable, surtout dans une publication émanant du bureau de notre ministre de la Francophonie. »

Le français ne semble pas être la matière forte du gouvernement de Justin Trudeau. La Presse rapportait mercredi matin que les notes biographiques officielles du premier ministre du Canada comportent « des lacunes linguistiques ».

Mme Jacques fait remarquer que la majorité des fautes qu'elle a décelées vient justement d'une traduction d'une lettre de M. Trudeau, adressée à l'Association des Townshippers à la suite de l'imbroglio survenu lors de sa visite pour la séance de discussions à Sherbrooke. Cette traduction de piètre qualité constitue cette fois-ci une insulte envers la communauté francophone, dit-elle.

Par exemple, elle a relevé qu'il manquait un « s » dans l'expression « les commentaires que j'ai reçu (s) ». Même chose dans « j'aurai (s) dû », plus loin dans le texte. Elle a aussi souligné la répétition de l'expression « pris le temps » dans deux phrases consécutives.

Dans un dépliant de présentation lors de la course électorale à l'automne 2015, elle avait aussi « relevé quelques erreurs ». Il y a quelques mois, « j'ai adressé une remarque du même ordre au bureau de Mme Bibeau à Ottawa.

« Ce n'est pas la première fois que je dénonce les erreurs de français. »

Micheline Jacques ne nie pas que la charge de travail de la députée soit importante, mais il serait souhaitable qu'une équipe ministérielle puisse diffuser des publications sans erreur grave de français.

« J'ai travaillé pour le gouvernement fédéral et je peux vous dire qu'il y avait bien des relectures avant de publier pour ne pas retrouver des fautes comme celles-là dans nos publications », se souvient-elle.

Une situation inacceptable

Au bureau de la députée, on assure que « Mme Bibeau accorde une grande importance à la langue française ».

« Nous reconnaissons que la situation est inacceptable. Soyez assuré que nous redoublerons d'efforts et de vigilance afin de nous assurer qu'aucune erreur ne se glisse dans les communications qui proviennent du bureau de Mme Bibeau. »




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