Le nouveau recteur de l'UdeS entre en fonction demain

De grands défis attendent le nouveau recteur élu... (Spectre Média, Jessica Garneau)

Agrandir

De grands défis attendent le nouveau recteur élu de l'UdeS, Pierre Cossette, qui entrera en fonction jeudi.

Spectre Média, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Même si la période de compressions est terminée à l'Université de Sherbrooke, de grands défis attendent Pierre Cossette, estime le recteur élu qui entre en fonction ce jeudi.

« Je suis en plein transfert, j'aurai beaucoup de choses à apprendre dans les prochaines semaines. C'est sûr que le contexte change un peu. Il y a encore de bons efforts à faire. Les compressions sont terminées, mais le réinvestissement est seulement une fraction de ce qui avait été coupé... » commente Dr Cossette lorsqu'on lui demande s'il a l'impression qu'il connaîtra une autre ère que celle vécue par la rectrice sortante Luce Samoisette.

Cette dernière termine son deuxième mandat ce mercredi.

La première femme à diriger l'UdeS a connu deux mandats mouvementés, avec la grève historique des employés de soutien en 2011, le printemps érable avec les étudiants en 2012, en plus d'importantes compressions dans le milieu universitaire en toile de fond.

Plusieurs conventions collectives ont été renouvelées au cours des derniers mois, dont celle des professeurs. Les pourparlers sont toujours en cours avec les employés de soutien.

« Au niveau des relations de travail, on essaie de repartir sur des bases un peu différentes, dans le sens où on veut avoir des relations de travail plus en continu avec des tables permanentes avec les différentes instances syndicales et associatives. C'est sûr que je nous souhaite de ne pas avoir de vagues de compressions. Il y a quand même des défis importants. Le budget est équilibré certes, mais il y a quand même là-dedans des hypothèses qui sont optimistes, comme l'accroissement des clientèles. Mais oui, on aime mieux être dans une période où les budgets sont en croissance plutôt qu'en décroissance! »

Pendant la course au rectorat, le doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) avait fait valoir, dans ses priorités, la volonté d'améliorer le positionnement et la qualité des programmes.

« L'idée de base, c'est de construire sur les forces, de rassembler les gens, de prendre les bonnes idées là où elles sont et de mutualiser tout ça, de positionner l'UdeS comme une université de deuxième et de troisième cycles, de développer davantage cela », lance celui qui entame un premier mandat de cinq ans.

Tout cela sans négliger « les très bons programmes » et les choses qui caractérisent déjà l'UdeS, comme le régime coopératif, renchérit-il.

Mme Samoisette a décliné notre demande d'entrevue dans le cadre de la fin de son mandat. Celle-ci doit retourner comme professeure à l'École de gestion à la rentrée. Elle touchera alors son salaire de rectrice pendant l'année de transition. Quant à l'année sabbatique permise par le règlement de l'UdeS, elle a trois ans pour en bénéficier.

On devrait connaître le successeur de Dr Cossette à la barre de la FMSS au début du mois de juillet.

M. Cossette a été élu en mars dernier comme 10e recteur de l'institution. Il a remporté la course au rectorat, qui comptait trois autres candidats : le vice-recteur sortant au développement durable, Alain Webster, le doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, et l'ex-recteur Bruno-Marie Béchard, aujourd'hui professeur à la faculté de génie.

Dr Cossette a dévoilé son comité de direction à la fin avril. Celui-ci est composé de trois femmes et trois hommes, soit les vice-rectrices Christine Hudon, Jocelyne Faucher (également secrétaire générale) et Denyse Rémillard, de même que des vice-recteurs Vincent Aimez, Jean-Pierre Perreault et Jean Goulet.

L'UdeS compte près de 40 000 étudiants lorsqu'on inclut ceux de l'Université du troisième âge (UTA) et près de 7000 employés.

Le pavillon de médecine personnalisée toujours sur les rails

Le projet de pavillon de recherche de médecine personnalisée et de recherche translationnelle, dont les coûts sont évalués à 57,5 M $, est toujours sur les rails à l'Université de Sherbrooke. « Ce projet avance bien », assure le recteur élu de l'Université de Sherbrooke, Pierre Cossette.

Le futur bâtiment, qui aurait une superficie d'environ 5500 mètres carrés à la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), est l'un des projets sélectionnés dans le cadre de la campagne majeure de financement de l'institution.

Il a notamment pour mission de favoriser le développement de la médecine personnalisée, qui « réfère à des soins individualisés et à une approche centrée sur le patient » et qui doit, par le fait même, mener à des « pratiques et des services de santé taillés sur mesure et plus efficaces ».

Presque à pareille date l'an passé, le projet avait essuyé un refus pour l'obtention de financement auprès du programme d'infrastructures fédéral.

En fait, il n'avait pas été en mesure de franchir la première étape, soit d'obtenir le feu vert au niveau provincial afin d'être soumis au programme fédéral. L'UdeS avait alors fait savoir qu'elle se tournerait vers d'autres sources de financement.

Le dossier a été soumis au programme de soutien à la recherche (PSR - volet 2) et chemine au sein des instances gouvernementales, assure Dr Cossette. Des avis de pertinence doivent notamment être obtenus auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux, de même que du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer