Trois causes motivent les marcheurs

De nombreux marcheurs se sont donné rendez-vous au... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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De nombreux marcheurs se sont donné rendez-vous au parc du Domaine Howard afin de démontrer leur soutien aux personnes aux prises avec l'Alzheimer.

Spectre Média, Julien Chamberland

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Matthew Vachon
La Tribune

(SHERBROOKE) Pas moins de trois marches pour trois causes distinctes ont pris leur départ sur le coup de 10 h dimanche matin à Sherbrooke.

En effet, la Marche pour le Rein, la Marche Faites de la fibrose kystique de l'histoire ancienne et la Marche pour l'Alzheimer se tenaient en simultané.

La Marche pour l'Alzheimer a pour but d'enrayer la stigmatisation qui découle de cette maladie. « Nous voulons d'abord sensibiliser la population à la maladie afin de démystifier et de dédramatiser l'Alzheimer. Nous voulons également amasser des fonds pour venir en aide aux personnes qui en sont victimes », explique la directrice générale de la Société Alzheimer de l'Estrie (SAE) Caroline Giguère. Lors de cette marche, les organisateurs espéraient amasser entre 5000 et 10 000 $.

Du côté de la Marche Faites de la fibrose kystique de l'histoire ancienne, la présidente de l'événement Manon Francoeur a tenu à souligner l'importance capitale de la tenue d'un tel événement. « Tous les fonds que nous ramassons sont envoyés aux deux tiers pour la recherche sur la fibrose kystique, car c'est ce qui permet d'augmenter la longévité des gens qui en sont atteints. L'autre partie des fonds va dans des cliniques spécialisées et différents intervenants dans divers domaines. Cette maladie touche des organes comme les poumons, le foie ou encore le pancréas », note Mme Francoeur.

Pour ce qui est de la Marche pour le Rein, l'objectif est le sensibiliser les gens aux dons d'organes en plus d'amasser près de 13 000 $ pour la cause. « Si l'on veut sauver des vies, c'est par les dons d'organes que ça se passe. Il faut non seulement signer pour faire des dons d'organes, mais aussi en parler aux membres de sa famille », note Sacha de Santis, président d'honneur de la Marche pour le Rein en Estrie.

Des marcheurs divisés

Ces trois rassemblements sont tous prévus chaque année le dernier dimanche de mai. Cela fait en sorte que le nombre de marcheurs en Estrie se retrouve fractionné entre les différentes causes. « Toutes les années, c'est comme ça. Pour notre part, la Marche pour l'Alzheimer se déroule à l'échelle du Canada, donc on ne peut pas vraiment changer la date. Ça demeure dommage de voir que le nombre de marcheurs est un peu diminué entre les différentes causes », commente la directrice générale de la SAE.

À l'instar de la Marche pour l'Alzheimer, celle pour la fibrose kystique se tient également le dernier dimanche de mai à travers le Canada. Il devient alors difficile de tout chambouler pour que chacun des rassemblements ait son moment de gloire. « Le mois de mai est le mois de la sensibilisation à la fibrose kystique et le dernier dimanche est consacré à la marche. C'est impossible pour nous de changer la date. On défend tous une cause et les marcheurs demeurent fidèles à la cause qu'ils appuient », croit Mme Francoeur.

Les maladies rénales touchent 1 Québécois sur 13

Au Québec, une personne sur 13 souffre de problèmes rénaux. Sacha de Santis est du nombre depuis l'âge de 20 ans.

« J'avais d'importants symptômes qui m'ont rendu très faible et amené à l'hôpital souvent. On a longtemps cherché le problème et c'était des insuffisances rénales. Ç'a fait en sorte que j'ai remis toute ma vie en question, surtout en ce qui concerne l'alimentation et la santé », explique celui qui agissait comme président d'honneur de la Marche pour le Rein dimanche à Sherbrooke.

Cela l'a conduit à s'impliquer fortement dans la cause des maladies rénales. Afin de sensibiliser les gens aux dons d'organes dans un premier temps, mais également sur le caractère très précieux de la santé.

« Il faut faire attention à notre corps avant qu'il ne soit trop tard. Parfois, nous n'avons pas de contrôle là-dessus, mais il faut au moins sensibiliser le public en leur disant que la santé n'est pas donnée à tout le monde. Il y a encore tellement de monde qui fume, qui ne fait tout simplement pas attention à eux. À l'opposé, il y en a qui font très attention, mais dont le karma ne collabore pas. Il faut mettre les chances de son côté à tout le moins », fait-il valoir.

En plus de prôner un mode de vie sain, M. de Santis s'implique toute l'année dans la cause des maladies rénales par l'entremise de son emploi. « Pour cette année, j'ai déjà amassé 2500 $ et grâce à ma famille, j'ai pu atteindre près de 4000 $. De plus, en tant que courtier immobilier chez Remax à Magog, je m'engage à verser 100 $ à l'événement pour chaque transaction », note celui-ci.




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