Les grévistes de la construction manifestent bruyamment

Sasha Laverdure avait amené son fils Arnaud à... (Spectre Média, André Vuillemin)

Agrandir

Sasha Laverdure avait amené son fils Arnaud à la manifestation. Tous les manifestants en avaient particulièrement contre la modulation des horaires qui pourraient être modifiés à la demande de l'employeur.

Spectre Média, André Vuillemin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) « Le samedi, je construis ma famille. » Des dizaines de travailleurs de la construction en grève ont entrepris une marche pour exprimer leur colère, à Sherbrooke jeudi avant-midi. Partis du parc Jacques-Cartier, ils ont manifesté bruyamment par la suite sur la rue King Ouest en direction du centre-ville.

Armés de pancartes et de drapeaux, les manifestants étaient escortés par une forte délégation de policiers de Sherbrooke. Ils se sont ensuite donné rendez-vous devant les locaux de l'APCHQ-Estrie sur la rue Belvédère.

Tous les manifestants en avaient particulièrement contre la modulation des horaires qui pourraient être modifiés à la demande de l'employeur. « Je suis ici pour manifester pour une meilleure conciliation travail-famille », lance Steve Laurendeau.

« On veut nous imposer un horaire variable qui va de 5 h le matin à 20 h le soir. Habituellement, on commence à 7 h, mais là ça va tout changer. On va commencer à 9 h un jour, à midi le lendemain. »

Alors que s'entame le deuxième jour de grève dans l'industrie de la construction, quelques centaines de manifestants sont réunis jeudi matin, à Montréal, devant les bureaux de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ).

Organisées par l'Alliance syndicale de la construction, des marches se tenaient aussi simultanément dans d'autres régions de la province, soit à Québec, Rimouski, Chicoutimi, Sept-Îles, Paspébiac et Cap-aux-Meules.

Sasha Laverdure avait amené ses deux jeunes enfants à la manifestation. « Comment on fait pour trouver une gardienne si on doit travailler le soir? », demande le jeune père de Xavier et Arnaud. « Ce n'est pas évident. »

« Ce qu'on nous demande, c'est difficile à gérer pour des parents d'enfants en bas âge. Quand vais-je voir mes enfants? »

Bobby Labrecque, un opérateur de machinerie lourde, mentionne que les demandes patronales vont donner trop de pouvoirs aux employeurs. « Je travaille dans le domaine de l'asphalte, dit-il. Nous sommes constamment à la merci de la météo. »

« Avec ce qu'on veut nous imposer, nous allons toujours travailler le samedi. Déjà que la pression est forte. »




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer