L'Alliance syndicale de la construction déclenche la grève

L'Alliance syndicale de la construction a annoncé en fin de nuit, mercredi, le... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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La Presse Canadienne
Montréal

L'Alliance syndicale de la construction a annoncé en fin de nuit, mercredi, le déclenchement d'une grève générale illimitée par ses quelque 170 000 membres du milieu de la construction.

Michel Trépanier, porte-parole de l'Alliance, affirme que la grève était le seul choix qui restait.

 Il soutient que le syndicat a accepté de collaborer avec la conciliatrice afin d'accepter un règlement qui évite un conflit mais que les employeurs se sont entêtés à conserver leurs demandes qu'il qualifie de déraisonnables.

Des lieux de rassemblement ont été prévus. À Sherbrooke, les grévistes ont rendez-vous au Centre Regroupement Jeunesse Rock Forest, sur la rue du Haut-Bois Nord. Des sites sont aussi identifiés à  Drummondville, Victoriaville et Granby. 

Deuxième grève

Il s'agit de la deuxième grève générale illimitée dans l'industrie de la construction du Québec en quatre ans. Tous les secteurs de la construction sont en arrêt de travail et à l'aube, des piquets de grève ont été installés à l'entrée de plusieurs chantiers.

 Mardi, le porte-parole de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ), François-William Simard, a soutenu que depuis le tout début des négociations, il n'avait jamais senti une réelle volonté des syndicats d'en arriver à une entente.

 Les horaires de travail et le temps supplémentaire sont au coeur du litige dans le secteur industriel, institutionnel et commercial, où la partie patronale cherche à obtenir une plus grande flexibilité des travailleurs, alors que ceux-ci estiment que les demandes patronales portent atteinte à la conciliation famille-travail.

Dans le cas des secteurs résidentiel et de la voirie et du génie civil, la pierre d'achoppement se situe davantage du côté des salaires, l'écart entre les demandes syndicales et l'offre patronale étant considérable.

 Le gouvernement du Québec a promis l'adoption très rapide d'une loi spéciale de retour au travail, bien que la ministre du Travail, Dominique Vien, ait refusé mardi après-midi d'en préciser les modalités. Elle a cependant affirmé qu'une grève entraînerait des pertes quotidiennes de 45 millions pour l'économie du Québec.

 Déjà, au moins deux centrales syndicales, la FTQ et la CSN, dénoncent l'adoption éventuelle d'une loi spéciale, accusant le gouvernement de faire le jeu des associations patronales en empêchant le rapport de force de s'exercer. La FTQ rappelle que les travailleurs de la construction sont parmi les rares syndiqués québécois qui n'ont pas droit à la rétroactivité ce qui encourage, selon elle, la partie patronale à laisser traîner les négociations.

 Les sinistrés des inondations printanières devraient être épargnés par le conflit : l'Alliance syndicale a déjà annoncé que les travaux dans les résidences situées en zones inondées pourront se poursuivre pendant la grève.Les conventions collectives sont arrivées à échéance le 30 avril.

- Avec Claude Plante




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