Les cyclistes prendront le pont d'assaut le 3 juin

Les bandes cyclables sur le pont Jacques-Cartier font... (Archives, La Tribune)

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Les bandes cyclables sur le pont Jacques-Cartier font le bonheur des cyclistes, tellement que le Collectif d'urbanisme durable organise une manifestation le 3 juin pour le démontrer.

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(Sherbrooke) Les bandes cyclables sur le pont Jacques-Cartier font le bonheur des cyclistes, tellement que le Collectif d'urbanisme durable organise une manifestation le 3 juin pour le démontrer. Il en profitera pour rappeler à la Ville qu'il ne souhaite pas qu'elle ralentisse les efforts pour améliorer le réseau cyclable.

La randonnée « Tous à vélo sur le pont » partira du café Vertuose à 10 h, sur la rue Galt Ouest, pour se rendre à l'hôtel de ville, sur la rue Wellington Nord.

« L'an passé, pendant le projet pilote sur le pont Jacques-Cartier, nous entendions beaucoup parler de la congestion routière, mais peu des cyclistes. Nous voulons passer le message que ce projet-pilote devrait devenir permanent. Si nous voulons que les gens utilisent la marche ou le vélo, il faut leur faire de la place. Le pont Jacques-Cartier, c'est le premier pas pour du transport actif, mais il reste encore beaucoup de chemin à faire », raconte Arnaud Messier-Maynard, porte-parole du Collectif d'urbanisme durable.

« Il faut aussi des protections physiques pour les cyclistes, pas juste des lignes de peinture. Et le chemin cyclable devrait être continu. C'est bien d'avoir une piste cyclable sur le pont Jacques-Cartier, mais on fait comment pour s'y rendre? »

C'est un peu ce qu'illustrera le trajet emprunté par le cortège. « L'Université de Sherbrooke est un grand générateur de déplacements. Beaucoup de gens s'y rendent à vélo, mais sur Galt, il n'y a pas vraiment de piste cyclable. Le problème, c'est que les cyclistes ne passent pas par la piste cyclable sur Denault », prévient M. Messier-Maynard.

La circulation automobile pourrait être entravée par la manifestation. « Nous tenterons de rester sur les pistes cyclables autant que possible, mais il n'y en a pas partout. On n'en trouve pas sur Galt ou sur Wellington. Nous aimerions bien bloquer la route le moins possible. »

Quant aux mesures de protection sur le pont Jacques-Cartier, le porte-parole du collectif suggère des moyens simples comme des bandes de béton semblables à celles que l'on retrouve dans les stationnements publics. Des bollards pourraient même être installés sur ces blocs de béton.

Une pétition devrait être déposée au conseil municipal le 5 juin pour couronner l'action du collectif et pour mettre par écrit les souhaits des cyclistes. Arnaud Messier-Maynard espère qu'une centaine de personnes se déplaceront le 3 juin.

La grogne s'estompe

Une semaine après le nouveau marquage qui a permis d'ajouter deux bandes cyclables sur le pont Jacques-Cartier, la grogne des premiers jours s'est estompée. À la Ville de Sherbrooke, on croit avoir trouvé la solution pour permettre une bonne cohabitation entre automobilistes et cyclistes.

« Tout se déroule très bien pour l'instant. L'information a bien circulé dans les médias. Les gens utilisent maintenant les deux voies d'accumulation à l'intersection de la rue Denault. Ça se passe très bien. Nous suivons la situation de façon très pointue. Nous pensons avoir trouvé la solution », commente Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

« Je n'ai pas comptabilisé le nombre de plaintes, mais je sais qu'on en a parlé beaucoup dans les médias sociaux. Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas pourquoi nous faisons ces efforts et que nous enlevons une voie de circulation aux automobilistes. Beaucoup jugent qu'il n'y a pas assez de vélos pour faire cette configuration. La Ville de Sherbrooke s'est dotée d'un plan de développement en transport actif et on met en place les phases de ce plan-là. Si on se dit une ville verte, il faut appliquer nos ambitions. »

Les cyclistes, eux, n'ont pas critiqué le nouveau marquage. « Nous n'avons pas eu de remarques négatives des cyclistes pour le moment. Sur un pont, il y a une membrane imperméable sous le pavage. On ne peut pas faire des trous dans la membrane comme on veut. On ne peut donc pas installer des bollards ou des structures de béton facilement. Si jamais un jour on décide de faire une barrière physique, il faudra s'arrimer avec le ministère des Transports parce qu'on s'attache avec une dalle existante. »

Le projet-pilote en cours devrait se poursuivre tout l'été et continuer jusqu'à la rentrée pour étudier les comportements à ce moment-là.

Caroline Gravel estime qu'il aurait fallu deux semaines complètes de grogne pour que le projet-pilote avorte. « Si toutes les mesures ont été prises sur les équipements existants, que la circulation s'est stabilisée, que tout le monde est informé et que ça continue de mal aller, nous arrêterons le projet pilote. Au bout de deux semaines de grogne générale, où on aurait tout essayé et que le phasage des feux est bon, on serait obligé d'arrêter le projet-pilote. Chaque fois qu'on change quelque chose dans la circulation, il faut laisser le temps aux gens de s'habituer à la nouvelle configuration et de changer leurs habitudes. Jamais nous n'arrêterons un projet au bout d'une journée ou deux. »




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