Marche pour l'Alzheimer : des fonds pour aider

La journaliste de Radio-Canada Estrie Brigitte Marcoux est... (spectre média : Jessica Garneaupectre Média, Jessica Garneau)

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La journaliste de Radio-Canada Estrie Brigitte Marcoux est présidente d'honneur de la Marche pour l'Alzheimer.

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La Tribune

La maladie d'Alzheimer s'est immiscée dans la vie familiale de la journaliste Brigitte Marcoux il y a une dizaine d'années : sa mère a reçu le terrible diagnostic en 2008. La présidente d'honneur de la 11e édition de la Marche pour l'Alzheimer en a tiré des leçons, qu'elle entend bien partager avec les gens qui voient leur vie basculer par le diagnostic. « Les services, c'est indispensable. Aller chercher de l'aide le plus vite possible. Quand tu attends trop, tu t'épuises. »

Selon des données de la société d'Alzheimer de Québec, pour chaque personne atteinte, deux ou trois membres de la famille doivent donner des soins. Une statistique qui colle bien à la réalité vécue par la journaliste de Radio-Canada Estrie. Sa mère n'avait que 68 ans lorsque le diagnostic est tombé. Autour d'elle, un élan de solidarité et d'entraide s'est créé. Ses enfants et son mari ont tout fait pour la garder à la maison le plus longtemps possible. Elle est au centre d'hébergement d'Argyll depuis quelques années.

« Quelqu'un qui vit 24 heures sur 24 avec quelqu'un atteint de la maladie, ça gruge de l'énergie. Il faut savoir se ressourcer », commente Brigitte Marcoux, qui avait trois jeunes enfants, dont un bébé, lorsque l'Alzheimer est venu chambouler la vie de toute la famille. « Ça nous a pris du temps avant qu'on demande de l'aide », convient celle dont le père est maintenant décédé. Et puis, souligne-t-elle, la maladie demeure taboue.

« Les gens ont peur d'en parler. C'est une maladie qui fait peur. C'est tellement différent d'une personne à l'autre (...) À partir du moment où tu en parles, les gens proches de toi vont comprendre. Ça crée des malaises qui ne devraient pas être. »

Lorsqu'on lui demande comment elle a saisi que quelque chose n'allait pas chez sa mère, Brigitte Marcoux se remémore ce moment où ses parents étaient venus garder à la maison, elle et son conjoint devant se rendre à l'urgence avec l'un des enfants. Le lendemain, sa mère ne s'en souvenait plus. Visiblement, quelque chose n'allait pas chez sa mère.

Aujourd'hui, cette dernière ne marche plus, ne parle plus clairement... elle qui fut, tout au long de sa vie, « une leader », une « chef de famille », une artiste accomplie.

« Dans l'état où elle est, c'est plus difficile pour nous. C'est tellement comme un deuil sans que la personne soit décédée! Les premières années, j'étais incapable d'en parler sans me mettre à pleurer. La peine n'est pas moins grande : on apprend à vivre avec. » La présidente d'honneur raconte qu'elle a eu un instant de bonheur, récemment, lorsque sa mère l'a appelée par son prénom, chose qu'elle n'avait pas faite depuis longtemps. Et puis, souligne-t-elle, sa famille a eu de la chance dans cette histoire : celle d'être tissée serrée.

La Marche pour l'Alzheimer qui se tiendra à Sherbrooke ce dimanche servira à amasser des fonds pour la kyrielle d'activités offertes par la Société d'Alzheimer de l'Estrie. Parmi elles, on compte notamment le Centre d'activités et de ressourcement Le Colibri. Dans la région, on estime qu'environ 5000 personnes sont atteintes de l'Alzheimer. On peut s'inscrire par téléphone au 819 821-5127, à www.marchepourlalzheimer.ca ou à 9 h 30 dimanche. Le coup d'envoi de l'événement sera donné à 10 h au parc du Domaine Howard, pour un parcours de 5 km.




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