Alliance QS-PQ : «Le but était de battre les libéraux»

Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois lors du congrès... (Archives La Presse)

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Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois lors du congrès de QS en fin de semaine.

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(SHERBROOKE) Ce sont les électeurs qui sont les «grands perdants» de la décision des membres de Québec solidaire (QS) de rejeter du revers de la main l'alliance électorale entre leur formation politique et le Parti québécois (PQ).

«Le but était de battre les libéraux aux prochaines élections», assure Philippe Pagé, président du Parti québécois de l'Estrie. Il y aurait pu avoir un pacte de non-agression dans certaines circonscriptions. Unis, nous aurions été plus forts.»

«Je ne crois pas que le PQ en sorte affaibli. Nous en avons vu d'autres. Nous allons continuer à travailler.»

Le PQ de l'Estrie prend acte de la décision du parti de gauche qui était en congrès en fin de semaine et qui a procédé à l'élection des deux nouveaux porte-paroles, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé. « Je comprends la décision que les membres de QS ont prise, mais elle est malheureusement dénuée de tout pragmatisme. Et du pragmatisme, ce sont entre autres les familles de la classe moyenne, les élèves qui fréquentent nos écoles, les aînés de nos CHSLD et les entrepreneurs de notre Québec inc. qui en demandaient pour pouvoir mettre fin au règne des libéraux. Dommage », dit M. Pagé.

« Nous étions peut-être optimistes, mais comme nos formations politiques respectives ont beaucoup en commun, nous avions bon espoir qu'une alliance électorale aurait été mieux accueillie par les membres de Québec solidaire.»

Philippe Pagé n'avait pas identifié des circonscriptions estriennes qui auraient pu être visées par cette alliance. Seul Amir Khadir, un député de QS, avait présenté dans un document rendu public en fin de semaine lors du congrès du parti, avait souligné qu'une circonscription de la région aurait pu permettre ce pacte de non-agression, répond-il. «M. Khadir n'a pas précisé quelle.»

«Nous attendions la réponse de QS avant d'identifier des circonscriptions.»

Maintenant que QS a pris sa décision, les associations des circonscriptions du Parti québécois en Estrie vont se concentrer sur les prochaines étapes, soit le congrès régional du 17 juin à Bromont.

On a un oeil aussi sur celle de Brome-Missisquoi, détenue par le libéral Pierre-Paradis. Rappelons que la Sûreté du Québec a enquêté à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle dont fait l'objet l'ex-ministre Paradis.

«Nous attendons de voir ce qui va arriver dans Brome-Missisquoi. S'il y a une élection partielle, nous serons prêts», affirme-t-il.

Les préparatifs ailleurs dans la région vont bon train ailleurs en vue des élections générales de l'automne 2018, assure le président Pagé. On est à recruter des candidats et à mettre en marche le financement.




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