Une 30e édition sans fausse note au Festival des Harmonies

Les musiciens de l'école Mitchell-Montcalm de Sherbrooke ont... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Les musiciens de l'école Mitchell-Montcalm de Sherbrooke ont remporté six prix, dont cinq premières places. Sur la photo : Isabelle Lessard, chef d'orchestre et enseignante à l'école secondaire Mitchell-Montcalm, pour l'orchestre à cordes Montcalm, et Lise Nadon, enseignante à l'école secondaire Mitchell-Montcalm, pour l'orchestre à cordes Mitchell.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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Stéphanie Girard
La Tribune

(Sherbrooke) Ce sont 168 harmonies, 6 orchestres symphoniques et ensemble à cordes, 58 stage bands, 6 drumlines, 5 ensembles de guitares et 4 ensembles vocaux qui ont fait vibrer la colline universitaire durant la fin de semaine. Le bilan des organisateurs? Un 30e succès à Sherbrooke!

Au terme des quatre jours du Festival des Harmonies et orchestres symphoniques de Sherbrooke, tous les participants étaient réunis dimanche après-midi à la salle Maurice-O'Bready du Centre culturel afin de recevoir leurs prix et de faire un bilan de la compétition. Le ministre de la Culture et député de Sherbrooke, Luc Fortin, a tenu à adresser un mot aux jeunes musiciens.

« Je veux vous féliciter d'avoir participé à cet événement. Vous féliciter pour votre rigueur, votre discipline, pour l'amour que vous avez pour la musique. Merci de mettre de l'harmonie dans nos vies, c'est essentiel », lance-t-il à une foule qui lui répond par un tonnerre d'applaudissements.

« Un merci tout spécial à notre hôte, l'Université de Sherbrooke, qui est un partenaire essentiel de la culture au Québec. Vous savez, c'est l'une des seules universités au Canada à avoir une politique culturelle », ajoute-t-il en invitant chaudement les jeunes à venir y étudier.

Car c'est vrai que Sherbrooke fait maintenant partie intégrante du festival. « Ça fait 30 ans qu'on fait ça ici à Sherbrooke, c'est devenu une fête qui appartient à la communauté de Sherbrooke. Les gens sont fiers d'y travailler et d'y participer », indique, Jean-Marie Messier, directeur général du festival.

Le Choeur Campus de l'Université de Sherbrooke, composé d'environ 100 choristes membres de la communauté universitaire, a d'ailleurs animé la cérémonie d'ouverture avec des succès de Gloria Gaynor, Indochine, Coeur de pirate et même des Cowboys fringants.

M. Messier poursuit en mentionnant que le succès est non seulement dû aux quelque 8000 participants, mais aussi à une organisation bien rodée et à des bénévoles extraordinaires.

L'un des moments marquants de la fin de semaine a sans doute été le spectacle « Saint-Louis Blues » présenté samedi soir dans le cadre des Concerts Prestiges Yamaha. L'hommage à Louis Armstrong, chanté par la « reine du blues montréalaise » Dawn Tyler Watson, a conquis le public. « On n'a rien à envier à d'autres festivals, on a des musiciens de qualité vraiment extraordinaires. La salle était survoltée », mentionne M. Messier.

Les musiciens de Sherbrooke ont également fait très bonne figure en remportant pas moins de six premières places et une deuxième place. L'école Mitchell-Montcalm a remporté deux prix dans les catégories d'orchestres à cordes classe, deux en harmonie junior, un en ensembles vocaux avec accompagnement et un en stage bands junior. Le Drumline du Vert et Or a quant à lui mérité la première place en drumlines senior.

Au total, ce sont plus de 11 000 $ en bourses qui ont été remis aux gagnants. Les organisateurs se disent maintenant prêts pour une 31e édition!

Hugues Theriault, chef d'orchestre de l'Orchestre à vents... (Spectre Média, Maxime Picard) - image 2.0

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Hugues Theriault, chef d'orchestre de l'Orchestre à vents du Centre-du-Québec, participe depuis plus de 20 ans au Festival des Harmonies de Sherbrooke

Spectre Média, Maxime Picard

Plus de 20 ans de participation

Hugues Theriault participe au Festival des Harmonies de Sherbrooke depuis plus de 20 ans. De saxophoniste à chef d'orchestre, on peut dire qu'il a la musique classique tatouée sur le coeur.

Hugues Theriault est venu pour la première au Festival des Harmonies alors qu'il était en 3e année en tant que percussionniste. Il s'est par la suite dirigé vers le saxophone, devenu son instrument de prédilection. Mais depuis deux ans, c'est en tant que chef d'orchestre de l'Orchestre à vents du Centre-du-Québec (OVCQ) qu'il participe au festival. Diriger les musiciens était d'ailleurs un rêve qu'il caressait depuis son enfance.

« Ç'a toujours été quelque chose qui m'a intéressé. Quand j'étais jeune, au primaire ou au secondaire, j'arrivais à la maison et je prenais des petites brindilles de bois puis je faisais semblant d'être un chef. Tout l'envers du décor m'a toujours intéressé », raconte celui qui a notamment étudié en composition au cégep.

« C'est vraiment une dynamique différente. C'est plaisant parce que quand tu es dans l'ensemble, c'est quelqu'un qui te fait vivre ta passion. Mais là, c'est moi qui fais vivre la passion aux gens, qui les motive à aller au Festival et de les voir excités, c'est vraiment valorisant », ajoute-t-il.

Hugues Theriault avoue n'avoir manqué que deux ou trois éditions du Festival des Harmonies. C'est d'ailleurs toujours un plaisir pour lui de revenir année après année et de voir l'effervescence de l'événement.

« Quand je vois les petits avec leur gros instrument, ça me rappelle ce sentiment d'être le petit avec tous les plus grands autour », se rappelle-t-il. À ses premières années de compétition, le festival n'avait pas encore intégré de catégorie primaire, il devait donc affronter des harmonies de niveau secondaire.

Le classique en région

Le jeune musicien de 31 ans est à l'origine de l'OVCQ, né il y a à peine quatre ans. L'harmonie en est à sa deuxième participation.

« Dans notre région, il n'y avait pas d'harmonie senior pour adultes. Alors, il y a trois ou quatre ans avec d'autres membres, on s'est mis ensemble pour créer l'ensemble pour ces gens-là. On ne savait pas quelle allait être la réponse et, finalement, on est une cinquantaine depuis le début. Quand on a commencé, ça faisait 10 ou 15 ans que la plupart n'avaient pas touché à un instrument », explique Hugues Thériault en spécifiant que depuis, les musiciens ont bien repris leur aise.

Plus qu'une simple harmonie, l'OVCQ se donne pour mission de garder la musique classique vivante en région.

« On a conscience qu'on est en région et qu'il faut offrir un programme et un dynamisme différents pour attirer les gens à nos concerts et leur faire découvrir notre musique. Donc on essaye de faire des collaborations avec d'autres formes d'art : danse, conte, multimédia. On veut vraiment quelque chose d'intéressant, même pour quelqu'un qui accroche moins à la musique classique », fait valoir le jeune chef d'orchestre.




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