« On n'a jamais eu un premier ministre aussi peu québécois »

L'ancien premier ministre Bernard Landry dénonce le refus... (Spectre Média : Marie-Lou Béland)

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L'ancien premier ministre Bernard Landry dénonce le refus de Philippe Couillard de hisser le drapeau des Patriotes. Il pose ici avec à sa gauche, Jean-Marie Cliche, président du Comité estrien de la Journée nationale des Patriotes, et à sa droite, Etienne-Alexis Boucher,  président du Mouvement national des Québécois et Québécoises de l'Estrie.

Spectre Média : Marie-Lou Béland

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Stéphanie Girard
La Tribune

(Sherbrooke) « Je ne peux pas croire qu'un chef de gouvernement national ait tourné le dos à notre histoire », déplore l'ancien premier ministre péquiste, Bernard Landry. Le refus de Philippe Couillard de hisser le drapeau des Patriotes est, selon lui, un affront à la nation.

M. Landry ne saisit toujours pas comment M. Couillard peut penser d'une telle façon. « Il a parlé de violence, de non-démocratie, alors que ce sont les Patriotes qui nous ont donné la démocratie. Si Philippe Couillard a la possibilité d'être à l'Assemblée nationale, il le doit aux Patriotes. Alors c'est une ingratitude spectaculaire de sa part », exprime l'ex-premier ministre.

Rappelons que Philippe Couillard a refusé jeudi dernier de hisser le drapeau des Patriotes qui a été selon lui symbole de violence à un moment de l'histoire.

« Les Patriotes se sont battus pour la démocratie, ils ont eu des comportements exemplaires et si Philippe Couillard n'avait que quelque attachement à notre âme nationale, il saurait que sans eux, il n'aurait pas le poste qu'il a aujourd'hui », renchérit M.Landry qui qualifie d'ailleurs le premier ministre de méprisant. « Il a tout simplement menti. Il a déguisé l'histoire des Patriotes, il l'a diminuée. »

Et ce n'est pas la première fois que les propos de Philippe Couillard dérangent Bernard Landry. « Depuis qu'il est là, il accumule les sottises. Quand il est arrivé, il a dit que l'indépendance serait un désastre. Et ça, c'est une phrase méprisante pour notre nation », mentionne-t-il en rappelant qu'en plus de se battre pour la démocratie, les Patriotes défendaient l'indépendance.

« On ne se bat pas pour n'importe quoi. On se bat pour l'un des plus beaux idéaux que les êtres humains peuvent défendre aujourd'hui », pense-t-il.

Pour Bernard Landry, la solution est évidente. « Il faudrait qu'une chose nous vienne à l'esprit maintenant et pour les prochaines années, et même dans pas trop longtemps j'espère. Parce que notre actuel premier ministre s'est comporté avec infamie, il faut se débarrasser de ce Philippe Couillard qui est déconnecté de notre âme nationale. Ce serait rendre hommage aux Patriotes. Arrangeons-nous pour avoir un premier ministre qui ne dit plus de sottises, mais qui pense avec au fond de lui, l'âme nationale », fait-il valoir.

Un PQ plus près du peuple

Questionné sur la baisse de popularité que connaît présentement le Parti québécois, Bernard Landry demeure optimiste. « Heureusement que les sondages ne sont que les sondages. Le vrai sondage c'est l'élection. On a déjà été dans des situations beaucoup plus difficiles et on a passé au travers », indique-t-il.

L'ancien premier ministre voit toutefois cette situation comme un avertissement. Le parti doit maintenant réfléchir et adapter sa stratégie.« Il faut se rapprocher le plus possible de la population. Des congrès, des rencontres régionales... il faut être proche du peuple », soutient M.Landry.

Ce dernier pense d'ailleurs que c'est par un gouvernement péquiste que les Québécois ont le plus de chance d'atteindre leur indépendance.

M. Landry a pris la parole dans le cadre des célébrations de la Journée des Patriotes à Sherbrooke, organisée par le comité estrien de la Journée nationale des Patriotes.




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