Infestation majeure de vers

Les symptômes de la présence de vers sur... (Spectre média, Maxime Picard)

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Les symptômes de la présence de vers sur une pelouse est l'apparition de plaques irrégulières de gazon jaune. La pelouse peut également être arrachée à la suite du passage de moufettes, ratons laveurs et oiseaux qui sont friands de ces vers blancs.

Spectre média, Maxime Picard

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke est confrontée à une infestation majeure de larves blanches. De nombreuses pelouses, dans tous les secteurs de la Ville, sont ravagées par ces vers qui se transformeront en scarabées japonais au courant de l'été.

Il suffit de se promener sur le boulevard Bourque ou à Fleurimont pour constater de nombreuses étendues de pelouses complètement massacrées; on dirait que les terrains n'ont jamais été ensemencés à certains endroits. Aucun secteur de la Ville ne semble être épargné. Plusieurs autres municipalités estriennes sont aux prises avec le même problème.

« Les vers blancs que l'on aperçoit sur les terrains sont les larves du scarabée japonais, un insecte dont la présence est problématique ici depuis environ deux ans », indique François Labbé, président de la succursale sherbrookoise de Groupe Vertdure.

« Je soulève des plaques de pelouse de six pouces par six pouces et je peux y voir 6, 7, 8, 9 ou même 10 vers facilement », confirme le spécialiste.

Après avoir passé l'hiver bien enfouies dans le sol, les larves s'éveillent et se nourrissent des racines de l'herbe. Viennent ensuite leurs prédateurs - les moufettes, les ratons laveurs et certains oiseaux - qui remuent le sol pour se nourrir de cet organisme.

Résultat : des plaques irrégulières de gazon jaune et des bouts de pelouse arrachée à la suite du passage des petits animaux.

Malheureusement pour les propriétaires de terrain concernés, il n'y a aucun traitement efficace pour se débarrasser de ces vers envahissants dès le printemps.

« Il n'y a aucun traitement efficace contre les larves. Pas même un remède maison », avertit M. Labbé.

Après quelques semaines d'activité, les propriétaires de pelouses dévastées auront l'impression que les vers auront enfin quitté leur terrain.

« Il ne se passera plus rien. Les gens vont croire à tort qu'ils sont débarrassés, mais les larves sont simplement retournées dans le sol pour entreprendre leur phase de métamorphose où elles se transforment en scarabées », explique le spécialiste.

Les insectes volants se nourrissent pour leur part de feuilles d'arbre. Mais les femelles retourneront au sol pour pondre leurs oeufs.

C'est généralement le moment propice pour les spécialistes pour intervenir afin de contrôler la population d'insectes. Et M. Labbé insiste sur le mot « contrôler ».

« On parle d'un insecte volant qui peut aller déposer ses oeufs partout. En milieu fermé, dans une maison par exemple, on pourrait en venir à bout. Mais pour un insecte volant dans la nature, on parle de contrôler la population », précise-t-il.

Trois produits visant à contrer cette invasion sont disponibles sur le marché.

« C'est aux spécialistes de déterminer quel produit sera le plus efficace dans chaque situation et le choix ce celui-ci déterminera à quel moment l'appliquer », soutient M. Labbé.

Les gens aux prises avec ce problème peuvent tout de même tenter de contrôler la population de scarabées sur leur terrain en se procurant un piège à phéromone.

« Quand les scarabées se tiennent tous ensemble, sortez la balayeuse, faites un noeud dans le sac et jetez-le! » indique tout simplement M. Labbé.

Mais surtout, il faut se rappeler que malgré l'épandage de produits sur la pelouse, il n'y a aucune garantie que les larves ne seront pas de retour l'année suivante.

« On a beau traiter un terrain, si le voisin ne le fait pas et que les scarabées viennent pondre sur votre terrain, les vers seront de retour l'an prochain », avertit M. Labbé.

« Il faut donc se croiser les doigts », résume le spécialiste.

Terre-pleins dévastés et pesticides autorisés

Ne vous surprenez pas si les terre-pleins sherbrookois donnent l'impression de ne pas avoir été semés cette année : la Ville aussi est aux prises avec les problématiques vers blancs qui sévissent sur ses terrains.

« La présence des vers blancs n'est pas nouvelle, mais c'est une grosse année. On en retrouve beaucoup. Le secteur le plus touché pour le moment est Rock Forest, et ça s'est propagé jusqu'au boulevard Lionel-Groulx dans le Nord », explique la relationniste de la Ville de Sherbrooke Nancy Corriveau.

Pour l'instant, la Ville ne connait pas de problématiques sur ses grands espaces verts comme ses terrains de soccer ou ses parcs. « Ce sont principalement les terre-pleins qui sont affectés », précise Mme Corriveau. Ceux du boulevard Bourque, entre la rue Léger et le boulevard Mi-Vallon, sont de bons exemples.

La problématique est si criante que la Ville de Sherbrooke permet l'arrosage de pesticides sur les pelouses infestées de vers blancs lorsque celui-ci est effectué par des entreprises professionnelles.

« L'épandage doit vraiment être fait par une compagnie spécialisée, il n'y a qu'un seul pesticide autorisé », soutient Mme Corriveau.

La relationniste invite les citoyens inquiets à téléphoner à la Patrouille verte. Les patrouilleurs peuvent se rendre sans frais au domicile des Sherbrookois pour évaluer la problématique et trouver des façons écologiques de se défaire des vers blancs. Il est déjà possible de prendre rendez-vous, même si les patrouilleurs entreront en poste seulement au début juin : 819 823-8000, poste 6374.

avec Marie-Christine Bouchard




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