Karine Major retrouvée: pourquoi la Saskatchewan?

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Les proches de Karine Major (photo) et la Sûreté du Québec remercient la population qui les a beaucoup aidés à retrouver la jeune femme qui était disparue depuis huit jours.

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(Matane) Les proches de Karine Major ont poussé un soupir de soulagement lorsqu'ils ont appris, dans la nuit de mardi à mercredi, qu'elle était saine et sauve, après huit jours de disparition. Mais, un mystère plane: comment et pourquoi la jeune femme de 26 ans de Rimouski a-t-elle pu se retrouver en Saskatchewan, à près de 3 500 km de son domicile?

Mercredi, personne ne pouvait répondre à ces questions. Elle seule le savait. «C'est pour ça que les enquêteurs veulent avoir sa version des faits, explique Alexandre Livernoche, le conjoint de Karine Major, en entrevue téléphonique avec Le Soleil à sa descente de l'avion à l'aéroport de Winnipeg, en attente du prochain vol vers Régina, en Saskatchewan. Il était en compagnie d'Annie Major, la soeur de Karine. Deux enquêteurs de la division des crimes majeurs de la Sûreté du Québec étaient dans le même avion. Mais, pour les membres de sa famille, les raisons ou les motifs pour lesquels la jeune chimiste s'est retrouvée à l'autre bout du Canada sont secondaires. «Ce qu'on veut, c'est la voir et la serrer dans nos bras», s'empresse de dire son amoureux.

Mercredi en fin de journée, M. Livernoche savait bien peu de choses sur les circonstances de cette ellipse de huit jours dans la vie de sa conjointe. Il se consolait de savoir qu'elle ne portait pas de blessures physiques. «Elle va bien, se réjouit-il. Elle nous attend. Elle a hâte de nous voir.» Mais avant, elle devait attendre d'être rencontrée par les enquêteurs.

Les informations sur son état psychologique sont cependant vagues. «Lorsqu'elle a été retrouvée, elle était confuse dans ses explications, raconte le jeune homme. Il faut la comprendre, ça faisait sept jours qu'elle n'avait parlé à personne. L'état dans lequel elle était nous mène encore à rejeter l'avenue que Karine soit partie de son plein gré. Il y a quelque chose qui l'a contrainte.»

La famille et le conjoint de Karine Major sont reconnaissants du soutien de la population et de la médiatisation entourant sa disparition. Du même souffle, Alexandre Livernoche et sa belle-famille demandent maintenant de pouvoir vivre leurs retrouvailles avec Karine en toute intimité. «On arrive à un point où on a besoin d'un temps en famille, justifie le jeune homme. Ce moment-là, on a besoin de le vivre seuls.»

Des amis sherbrookois soulagés

Les amis de Karine Major à Sherbrooke se disent soulagés qu'elle ait été retrouvée saine et sauve.

« Au courant des derniers jours, nous avons tous été extrêmement surpris. Karine c'est une femme très fiable, présente pour les autres et qui a beaucoup de considération pour son entourage. C'était très bizarre qu'elle disparaisse ainsi », avoue Camille Dauphinais-Pelletier de la 27e troupe scoute Mena'Sen, une amie de Karine Major.

Selon celle-ci, les raisons qui ont poussé Mme Major à fuir ainsi dans l'Ouest canadien demeurent excessivement nébuleuses. « Dans les derniers jours, nous avons passé notre temps à nous faire des hypothèses sur ce qui avait bien pu arriver. Je sais qu'elle avait été stressée par l'événement scout qu'elle avait organisé la semaine dernière, mais pas assez pour se sauver en Saskatchewan », note Mme Dauphinais-Pelletier.

La membre de la 27e troupe scoute de Mena'Sen ajoute que rien ne laissait présager un tel départ à sa connaissance. « Je l'ai vu en fin de semaine dernière et tout semblait bien aller. Elle habite avec son copain et elle ne semblait pas en conflit avec lui. De plus, je n'ai pas eu connaissance d'un décès parmi les membres de sa famille ou quelque chose du genre. Je ne crois pas non plus qu'elle avait peur de quelqu'un », estime-t-elle.

Elle termine en disant qu'elle et les autres connaissances de Karine Major à Sherbrooke sont prêtes à faire ce qu'il faut pour l'aider si le besoin s'en fait sentir. « Nous sommes tellement contents qu'elle ait été retrouvée. Ça nous fera plaisir d'être là pour elle si c'est nécessaire. En attendant, nous lui laisserons le temps qu'il faut avec sa famille », conclut Mme Dauphinais-Pelletier.

avec Matthew Vachon, La Tribune




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